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Pour sedonner du courage aux les dépressifs : les canadiens-français du Québec!!

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Jean-Renaud Dubois
Envoyé Le dimanche 20 janvier 2008 19:00



Pour requinquer les dépressifs et les canadiens-français(lire fédéralistes) du Québec, qui veulent s'écraser et passer à l'anglais, voici mon opinion qui pourrait être différente selon d'autres....

Question : Juge-t-on la langue d'aujourd'hui par rapport à celle d'hier?
Je réponds Oui, parce que c'est la seule façon de savoir si nous avons progressé.

Et si l'on compare l'élite (au niveau études) du temps à celle d'aujourd'hui, nous devons que constater que c'est un grand succès!
Pouquoi?
Parce que cette élite qui se limitait à 5% environ de la population est maintenant à 40% environ, grâce à l'éducation pour tous. Donc en terme de nombre c'est un gros "plus"!

Pour le français écrit, l'ancienne élite était probablement plus forte en français écrit tout simplement, parce que la frange(étudiant(e)s du temps - qui se compare à la frange actuelle - était petite, riche, mieux encadrée, ayant moins d'élèves par classe et surtout douée. Sans oublier que le temps consacré au français était beaucoup plus important.

Quant à la masse (le 60% d'aujourd'hui) elle écrit beaucoup mieux, même avec le léger recul actuel de la qualité du français écrit, que le 95% des personnes d'avant 1964 (rapport Parent) qui terminaient majoritairement leurs études entre la 6ème et 8ème année.
En résumé, je dirais que 8 à 10 fois plus de personnes écrivent presqu'aussi bien que l'élite d'autrefois, "toute proportion gardée".

Pour la langue parlée par contre, c'est le jour et la nuit -- même si le vieux français est encore présent et que les mots anglais pullulent!
Quelques exemples: écoutez le langage des jardiniers maraîchers lors d'entrevues à l'Épicerie ou à la Di Stasio. Écoutez le français des enfants des garderies (3 à 5 ans).
Je vais chercher mes petits enfants de temps à autre et je le constate sur place. Un des problèmes viendrait plutôt dela Télé avec des émissions comme "Virginie" (à la SRC) où l'éducateur emploie encore en 2007, le vieux français: Moé, Toé et wère au lieu de "voir", etc. Les enfants des garderies, demandent à leur parents ce que veut dire "wère"!!!

Mais cela ne veut pas dire que nous n'avons pas d'amélioration à faire au niveau du vocabulaire et surtout dans la construction de nos phrases. Ça oui!
Faut dire par contre, que le contexte(exceptionnel) nord-américain dans lequel on vit nuit considérablement ne serait-ce que par les anglicismes et la construction de nos phrases!
Lorsque l'on se compare aux francophones d'ailleurs, là on se désole! Mais le changement et l'amélioration doit venir d'en haut...... à commencer par le MEQ ; plus d'exigences envers les productions de télé: et cela autant à la SRC TQS et TVA.

Sans oublier les profs de nos écoles de qui on doit exiger non pas deux niveaux de langage, mais un seul, le meilleur!

CONCLUSION
On est très loin encore de l'objectif de René Lévesque : « rendre le Québec aussi français que l'Ontario est anglais ». Même que l'on rercule depuis 1989. Quand on fait du surplace durant 17 ans et que la population augmente : « on recule, non?

Surtout que ce gouvernement actuel est davantage un défenseur de la langue qu'un combattant de celle-ci(Denise Bombardier).

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