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Après des siècles de luttes !!!

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Fernand Trudel
Envoyé Le dimanche 20 janvier 2008 10:00



Après des siècles de luttes pour faire survivre le francais. Après des années d'un pouvoir péquiste. À la suite d'une kuyrielle de lois contraignantes, le problème est entier.

Lord Durham constatait dans son rapport en 1839 ceci : «Mon séjour dans la province, je le reconnais, a modifié du tout au tout mes idées sur l'influence relative des causes assignées aux maux présents.»...«Je m'attendais à trouver un conflit entre un gouvernement et un peuple ; je trouvai deux nations en guerre au sein d'un même État : je trouvai une lutte, non de principes, mais de races. Je m'en aperçus : il serait vain de vouloir améliorer les lois et les institutions avant que d'avoir réussi à exterminer la haine mortelle qui maintenant divise les habitants du Bas-Canada en deux groupes hostiles: Français et Anglais. » Il en ait ainsi aujourd'hui où l'on tente de raviver les braises.

Mais savons-nous ce que nous défendons? Laissons encore parler Lord Durham : « Les institutions de France durant la colonisation du Canada étaient peut-être plus que celles de n'importe quelle autre nation d'Europe propres à étouffer l'intelligence et la liberté du peuple. Ces institutions traversèrent l'Atlantique avec le colon canadien. Le même despotisme centralisateur, incompétent, stationnaire et répressif s'étendit sur lui. Non seulement on ne lui donna aucune voix dans le Gouvernement de la province ou dans le choix de ses dirigeants, mais il ne lui fut même pas permis de s'associer avec ses voisins pour la régie de ses affaires municipales que l'autorité centrale négligeait sous prétexte de les administrer. Il obtenait sa terre dans une tenure singulièrement avantageuse à un bien-être immédiat, mais dans une condition qui l'empêcherait d'améliorer son sort ; il fut placé à l'instant même à la fois dans une vie de travail constant et uniforme, dans une très grande aisance et dans la dépendance seigneuriale.»...« La conquête n'a pas changé grand'chose chez eux. Les classes élevées et les citadins ont adopté quelques-unes des coutumes anglaises. Néanmoins, la négligence continuelle du gouvernement britannique fut cause que la masse du peuple ne put jamais jouir des bienfaits d'institutions qui l'eussent élevée à la liberté et à la civilisation. Ils les a laissés sans l'instruction et sans les organismes du gouvernement responsable d'ici ; cela eût permis d'assimiler leur race et leurs coutumes, très aisément et de la meilleure manière, au profit d'un Empire dont ils faisaient partie. Ils sont restés une société vieillie et retardataire dans un monde neuf et progressif. En tout et partout, ils sont demeurés Français, mais des Français qui ne ressemblent pas du tout à ceux de France. Ils ressemblent plutôt aux Français de l'Ancien régime. » La bigoterie était et est aussi affaire courante. Mme Marois en est un parfait exemple d'une aristocratie latente inspirée des anciennes coutumes de France.

Continuons la lecture des passages du rapport Durham: « Les deux races, ainsi séparées, se sont trouvées dans une même société et dans des circonstances qui devaient nécessairement produire un choc entre elles. D'abord, le langage les tenait à distance l'une de l'autre. »...« Les Français se plaignaient de l'arrogance et de l'injustice des Anglais ; les Anglais reprochaient aux Français les défauts d'un peuple faible et vaincu, les accusaient de bassesse et de perfidie. L'entière défiance que chacune des deux races a pu concevoir des intentions de l'autre a fait qu'elles ont toujours attribué les plus noirs desseins aux gestes les plus innocents. »...« Ils ont un clergé différent et jamais ils ne se rencontrent dans la même église. Ils n'ont pas eu une instruction commune qui ait tendu à faire disparaître ou à diminuer la disparité de langage et de religion. Les associations de jeunesse, les jeux de l'enfance et les études qui à l'âge mûr modifient le caractère, tout cela est distinct et diffère totalement chez les uns et chez les autres. A Montréal et à Québec, il y a des écoles anglaises et des écoles françaises. Les élèves s'accoutument à combattre nation contre nation, et les batailles de rue parmi les enfants présentent souvent une division, d'un côté les Anglais, de l'autre les Français. Comme ils ont été instruits séparément, ainsi leurs études sont-elles différentes. La littérature familière aux uns et aux autres est celle de leur langue maternelle. Les idées que les hommes puisent dans les livres leur viennent d'autres sources. A cet égard, la diversité du langage produit des effets différents de ceux qu'elle a dans les relations entre les deux races. Ceux qui ont réfléchi sur la force de l'influence de la langue sur la pensée peuvent concevoir comment les hommes qui parlent un langage différent sont portés à penser différemment. »...« Les journaux de l'une ou de l'autre race sont écrits dans un style aussi différent que celui des journalistes de France et d'Angleterre l'est à présent, et les arguments qui forcent la conviction des uns paraissent absolument inintelligibles aux autres. »...«Ainsi vit-on dans un monde d'équivoques où chaque parti est dressé contre l'autre, non seulement par la diversité des sentiments, mais par la crédibilité qu'il accorde à des faits entièrement contraires à la réalité. » Oui, le choc des races et leur méfiance réciproque a créé le problème. Chaque race ne faitr pas confiance à l'autre sinon, le "Conseil de la Fédération" serait très à la mode au lieu d'être boudé par les québécois.

Et un petit passage pour flatter l'égo des séparatistes : « Les Canadiens-français ne sont que le résidu d'une colonisation ancienne. Ils sont destinés à rester toujours isolés au milieu d'un monde anglo-saxon. Quoi qu'il arrive, quel que soit leur gouvernement futur, britannique ou américain, ils ne peuvent espérer aucunement dans la survie de leur nationalité. Ils ne pourront jamais se séparer de l'Empire britannique, à moins d'attendre que quelque cause de mécontentement ne les en détache, eux et les colonies limitrophes, et les laisse partie d'une confédération anglaise, ou encore, s'ils en sont capables, en effectuant seuls une séparation : se réunir ainsi à l'Union américaine ou maintenir quelques années durant un simulacre misérable de faible indépendance, qui les exposerait plus que jamais à l'intrusion de la population environnante. » Encore, il faut avoir du courage qui s'est émoussé avec le temps. Quand j'entends un groupe d'artiste aller chanter aux athlètes francophones aux jeux d'Australie leur chanson fétiche : «J'ai d'la misère en calvaire...» je me dis que le combat est révolu et qu'ile st temps d'adopter le multiculturalisme. De toute façon l'internet nous l'impose...

La crise actuelle est un dernier soubresaut de l'esprit d'indépendance qui hante les suppots de Mme Marois, la chatelaine qui espère restaurer l'aristoctratie française autour de son domaine. Nul doute que je soulèverai la controverse mais les faits sont là, évidents...

Nul gouvernement ne réussira à changer cette lutte des races qui datent de plusieurs siècle et prend racine en 1760 lors de la conquête de anglais. Devons-nous leur reprocher d'avoir été tolérants envers nous ??? Notre lutte est-elle différente de celle des premières nations autochtones ??? Notre lutte est-elle à contresens de la mondialisation et de l'informatisation ???

Les nations tendent à se former en blocs économiques et l'exemple du succès de l'Euro dollar est frappant. Le succès de la Chine est aussi renversant. Devrons-nous apprendre le mandarin pour survivre dans ce monde toujours plus petit ???








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