Vos réactions
Il faut aussi savoir l'écrire...
Je comprends bien votre désolation face au manque de dévouement dont fait preuve la communauté francophone du Québec. Vivant présentement en France, je puis toutefois vous assurer que la langue de Molière y est mollement parlée et encore moins bien écrite. Et il ne s'agit pas d'une question de fierté pour les Français qui charcutent la langue autant à l'écris qu'à l'orale. C'est une question de snobisme et ils n'y voient aucun problème lorsque je fais remarquer les publicités en anglais et les Mr. par-ci et les Mrs par-là. La langue française se porte très bien au Québec.
Il est vrai qu'on devient las de ce combat sans fin. Il est vrai aussi qu'en tentant d'imposer le français à tout prix, se crée un climat isolationniste qui garde la province dans un étau serré et qui ne reconnaît pas l'apport culturel des québécois de souches venant d'autres patries que la France, notamment les irlandais, écossais et bien sûr, les anglais.
C'est avec des projets de citoyenneté de Mme Marois que le Québec s'enfonce et se renfrogne dans sa langue. Les enjeux sont plus complexes et les questions à poser, avant de mettre de l'avant un projet basé sur une identité linguistique dite culturelle, ne sont pas approfondies. La préservation de la langue française au Québec devrait se faire de la même manière dont elle se fait présentement: avec une charte. Le pouvoir du consommateur est certes un outil important, mais avant de pointer le doigt vers les résignés, il faudrait aller voir ailleurs ce qui se passe pour ne pas sombrer dans un nationalisme schizophrène.
Le documentaire Un sur mille de Jean-Claude Couldbois avec René-Daniel Dubois apporte des questions très intéressantes sur les questions d'identités.
Et si on veut se faire comprendre partout, sans parler anglais, on pourrait toujours élire l'espéranto comme troisième langue officielle...
