On peut débattre longuement de la qualité de la langue des québécois francophones et je crois beaucoup au respect que nous devrions avoir pour notre langue. Mais qu'en est-il de son apprentissage? J'ai oeuvré pendant près de 33 ans dans le milieu de l'éducation au niveau secondaire et j'ai observé que le mieux que nos gouvernements ont trouvé pour améliorer la qualité de la langue c'est de faire faire du temps aux élèves. "Puisque ça va mal, augmentons le temps d'enseignement...". Les élèves en ont "ras-le-ponpon", c'est pas grave, gavons-les. J'ai entendu ce genre de propos (pas dans ces mots, évidemment) à de très nombreuses occasions, dans les médias et dans différentes instances. Même la récente réforme n'a pas songé à faire de l'apprentissage de la langue l'une des plus importantes compétences transversales à acquérir à travers tout ce qui se vit à l'école et pas seulement à l'intérieur d'un cours auquel on ajouterais du temps...