La situation montréalaise ne permet pas une explication rapide légitimée par une visite dans des commerces ici et là. Travaillant au centre-ville depuis maintenant 4 ans, j'ai constaté que l'anglais est vraiment dominant. Non seulement mes clients sont anglophones à 75% (ceci n'est pas scientifique, mais la scientificité ne semble pas préoccuper la ministre), mais en plus, les commerces avoisinants offrent des services anglophones seulements, dans certains cas. C'est sans compter les multiples annonces demandant des employés rédigés en anglais qui invitent fortement les anglophones à postuler du fait même.
À la lumière de cette anglicisation importante au centre-ville, il est à se demander la pertinence pour un nouvel arrivant d'apprendre le français. Après tout, il n'aura aucun problème à communiquer ou à se faire servir en anglais.
Le problème ne doit pas être prit à la légère sous prétexte "d'études" qui démente la prédominance de l'anglais
à Montréal.