J'ai trois doutes sur le raisonnement de Lise Payette pour justifier le Canada de sortir de l'Afghanistan.D'abord,les soldats québécois et canadiens ne me semblent pas mériter l'accusation d'ignorance ni le mépris a peine voilé de madame Payette a leur endroit. Ils savent parfaitement ce qu'ils vont faire dans ce pays:aider le gouvernement a assurer la sécurité de la population, ce qui constitue, faut-il le rappeler, le premier devoir de tout gouvernement.Ils savent,eux,qu'aucune reconstruction n'est possible si on n'assure pas d'abord la sécurité de la population.Ensuite, parce qu'on n'a pas en six ans réussit a imposer l'égalité sexuelle en Afghanistan,faut-il vraiment renoncer même a y maintenir un minimum de sécurité physique.L'apreté et la longueur des luttes pour l'égalité, encore imparfaite, des femmes en Occident devraient nous inciter a prolonger nos efforts plutôt qu'a les cesser devant les premiers obstacles.D'autant que 'le régime des talibans représente une régression hallucinante de la civilisation'(Dominique Schnapper). On ne pourrait partir de plus loin, alors faut être patient et tenace. Enfin,le fait que la mission n'ait pas eu le succès escompté par certains n'est pas une raison pour foutre le camp. Si ce raisonnement était valable, il aurait fallu démissionner souvent face a Hitler, par exemple. On peut certes se questionner sur l'efficacité de nos méthodes, la suffisance des effectifs et la corruption du gouvernement afghan, sans remettre en cause une intervention militaire aussi justifiée pour le respect minimal de la dignité humaine des plus faibles. André Couture (acouture@videotron.ca)