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La traction électrique

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Jean Laflamme (jean.nlaflamme@videotron.ca)
Envoyé Le mardi 15 janvier 2008 17:00



Les surprises technologiques
Votre article du 15 janvier sur le moteur-roue est très stimulant pour les inventeurs québécois. Le concept de traction générée par un moteur-roue aura un grand avenir avec cependant l'apport d'autres technologies afin de déplacer d'autres types de traction. En visant l'automobile comme première application Pierre Couture s'est attaqué à un marché gros et bien structuré. Il se devait de développer une automobile hybride série malgré la non disponibilité de batteries adéquates. Le saut technique à faire était énorme en comparaison de l'automobile hybride parallèle comprenant deux types de traction, une approche qui peut faire des gains discrets en termes de coût et de performance et se tailler une place sur le marché. L'apport de super-condensateurs pourrait bien faire la différence.
Il faut se rappeler que l'automobile électrique a longtemps dominé sur les turbines à gaz ou à vapeur, des moteurs tournants puissants. C'est l'arrivée de la bougie électrique, avec sa décharge rapide, qui a remplacé la traction électrique par le moteur à explosion que personne n'a vu venir. Cette innovation a éliminé l'automobile électrique et a détourné vers les réacteurs thermiques toute la recherche en électrochimie et les accumulateurs performants se font encore attendre. De même que les condensateurs puissants à charges/décharges rapides. L'air comprimé et les systèmes hydrauliques répondaient aux besoins. Vers 1995, des collègues, qui désiraient déglaçer des structutres par des impulsions électromagmétiques, ont eu de la difficulté à trouver des condensateurs adéquats. Ils en ont trouvé dans le créneau des défibrilateurs, là où l'on faisait de la R&D dans le domaine. Les inventeurs ont souvent besoin d'une vision transversale pour faire une percée. Après le verglas de 1998, ils ont été nombreux à le faire. Au lieu d'utiliser le courant électrique, qui souvent n'est plus là quand on en a besoin, ils ont proposé la vapeur dans les postes et divers types de décharges mécaniques sur les conducteurs, celles d'explosifs ou d'air comprimé. Au début du XXième siècle, on n'a pas vu venir le moteur à explosions. Au début du XXIième siècle, qui prévoit une percée du moteur à air comprimé dans les transports? Il a pourtant encore une place de choix sur les chantiers!
Je m'arrête ici afin de ne pas trop stimuler les inventeurs.
Jean N Laflamme, Saint-Bruno.

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