Vos réactions

Monsieur Pagé

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Mme Raphaella Robitaille
Envoyé Le mardi 15 janvier 2008 09:00



Vous en aviez long à dire et vous m'avez rappelé des souvenirs des années 70 ou nous sommes devenus des travailleurs de l'enseignement sous l'influence de nos dirigeants syndicaux à la chemise de flanelle à carreaux.C'est à cette époque qu'ont disparu au secondaire les voies enrichies dans les matières de base. Tout le monde dans la voie du milieu, pas de classes sociales, les forts n'ont qu'à aider les plus faibles et à attendre...On s'attarde aux plus faibles et on s'adapte à leur rythme. Cheminer à son rythme vaut pour les plus lents et non pour les plus rapides.
Celui qui pourrait faire deux années dans une n'a pas ce privilège alors qu'on permet à d'autres de prendre 2 ans pour faire le programme d'une année.C'est ainsi qu'on a éliminé du vocabulaire le mot élite et que les plus doués ont perdu l'intérêt et le goût d'aller plus loin. En rabaissant les exigences et en ralentissant les plus forts, on a rabaissé aussi le niveau des connaissances. On nivellle par le bas en éducation et on voit les résultats que cela donne.Par chance qu'on a ramené les voies en Mathématiques dans les années 80. On aurait dû le faire aussi en français.
Les nombreux changements de programmes en français n'ont pas aidé non plus. Vous vous souvenez du programme cadre?
Je suis triste en observant ce qui se passe en éducation et je m'inquiète pour mes petits-enfants.J'espère que l'école va redevenir un lieu ou l'on acquiert des connaissances de base solides et un lieu culturel ou on développe aussi son plein potentiel.Il faut dans une juste mesure ramener la discipline à l'école et hausser les exigences. La promotion automatique est aussi à remettre en question...
Les enseignants ont-ils encore le temps de transmettre leur savoir, il y a tant à faire...tant de problèmes sociaux à résoudre. La tâche est de plus en plus difficile..
M. Pagé,souhaitons que le plan d'action de la ministre de l'Education soit réaliste et tienne compte des observations des gens qui oeuvrent dans le milieu.
Je suis de la génération des enseignants qui ont adoré la profession et qui s'intéressent toujours à l'éducation.Je suis triste de voir se détériorer la situation.
Raphaëlla, professeure de Mathématique retraitée

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com