Merci M. Leclerc pour cette réflexion d'ensemble sur l'affaire Mulroney. En déterrant tous les faits autour d'Air-Bus,on pourrait tirer accidentellement quelques ficelles sur d'autres contrats et pots de vin, d'ici et d'ailleurs. C'est pourquoi, sousla pression de l'opinion publique M. Harper se voit contraint à demander une enquête, mais à portée restreinte. C'est vouloir sauver la chèvre et le chou. Les Libéraux ont eu leur scandale des commandites; les Conservateurs sont dans le bain d'eau chaude avec celle-ci. La corruption des régimes politiques, quels qu'ils soient, saute aux yeux. Que l'on soit rouge ou bleu, un coupe-jarret est là qui veille, tapi sous ses dossiers, prêt à trancher des gorges, s'il le faut, pour dénoncer ce que l'Autre a fait, pour le faire tomber et prendre sa place. Sous l'Ancien Régime, Molière prêtait à Sganarelle le constat suivant: <Un grand seigneur méchant homme est une terrible chose.> Dans notre dite <démocratie>, je dirais pire : <Un voyou au pouvoir est une terrible chose.> N'ayez crainte, M. Leclerc, nous parlerons, nous crierons au meurtre, mais nous payerons, comme nous avons toujours payé, pour les voyous que nous élisons. Hélène Perras