Vos réactions
La responsabilité de tous.
J'ai hâte de prendre connaissance du plan d'action proposé par la ministre de l'Education concernant l'amélioration du français. On a laissé trop longtemps la situation se détériorer.La qualité du français écrit et parlé n'était importante que pendant l'heure du cours de français à l'école secondaire ou j'ai enseigné les mathématiques.Les enseignants des autres matières n'osaient plus souligner les fautes encore moins enlever des notes sur un travail écrit...il ne fallait surtout pas pénaliser l'étudiant à cause de ses fautes de français...
Etendre la maîtrise du français à tout l'apprentissage est une idée soulignée dans votre article, je suis bien d'accord avec vous, encore faut-il que les professeurs de toute une école se mobilisent et se préoccupent vraiment de la qualité de la langue et en fassent une priorité.
Il faudra plus que des souhaits et des voeux. Je pense que l'étude systématique de la grammaire et l'utilisation du dictionnaire sont des moyens qui doivent revenir à la mode en même temps que la reprise de la dictée. La lecture à haute voix chez les plus petits du primaire doit aussi revenir à l'horaire.Les enseignants ont changé souvent de
méthode au primaire. Il serait temps qu'on leur laisse choisir la meilleure, qu'on leur fasse confiance et qu'on leur donne plus de temps pour enseigner le français. La tâche est de plus en plus difficile.Les problèmes sociaux et disciplinaires dans les classes ne facilitent pas la tâche des enseignants qui sont souvent laissés à eux-mêmes et qui attendent longtemps l'aide d'intervenants dits spécialisés pour soutenir leur action.
Apprendre demande un effort!La promotion automatique , l'absence de redoublement ne favorisent pas la poursuite d'un effort soutenu et minimisent la nécessité du travail continu pour arriver à la réussite.Plus on baisse les exigences, plus on délivre des diplômes à rabais qui n'ont plus aucune valeur.Une grande réflexion est nécessaire.
Souhaitons que la ministre propose un plan qui mobilise et responsabilise tous les intervenants en éducation.
Raphaella Robitaille, enseignante retraitée, La Sarre
