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Dégraisser ?
Dégraisser ? Dégraisser quoi ? Les budgets réservés aux bibliothèques sont diminués de budgets en budgets, il y a un urgent besoin de professeurs, etc, etc, en plus du nécessaire réinvestissement global. L'UQAM a toujours été sous-financée.
Éric Pineault, professeur au département de sociologie de l'UQAM, a bien résumé ce dont il s'agit lorsqu'on parle de plan de redressement : " Or cette restructuration, ce redressement, dans les termes où il est pensé à l'heure actuelle, contraint en fait l'UQAM à s'adapter à un niveau de financement qui s'est déjà montré insuffisant pendant plus de dix ans et, à terme, insoutenable! " (Le Devoir, 7 juin 2007).
Pendant que PrivewaterhouseCoopers reconnaît (mieux vaut tard que jamais), que « les étudiants et Québec sont les plus sollicités [...] par les mesures de redressement », ces mêmes étudiants rappellent constamment qu'ils ont été parmis les premiers, avec les syndicats, à dénoncer les investissements immobiliers que l'on connaît. Nous savions très bien où cela risquait de conduire l'université. Voilà des années que nous disons que nous ne ferons pas les frais d'un prétendu redressement.
Augmentation des frais afférents (avec, en prime, le dégel des frais de scolarité), diminution des ressources financières académiques, diminution constante des budgets des bibliothèques, gel d'embauche des professeurs sur 5 ans, diminution à prévoir des ressources dédiées à la recherche fondamentale (versus la 'recherche et le développement', ayant des retombées économiques certaines et à plus court terme), etc... afin de permettre la survie de l'institution et la poursuite de la "mission de l'UQAM".
