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Les enseignants... ah!

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Fernand Falardeau
Envoyé Le lundi 14 janvier 2008 07:00



J'en étais un enseignant, et je peux vous le dire, chez une majorité d'entre nous, le français n'était que passable. Dans certains cas... "pitoyable". Et ce qui est pire,c'était le cas de plusieurs professeurs de français: certains se vantaient presque de ne jamais lire un livre.
Alors commençons la réforme par là, la formation des maîtres, mais sans négliger une réforme s'appliquant aux élèves.
Je pense malheureusement que l'enseignement du français est un combat perdu. Il faudrait commencer par "policer" les ondes--radio,télévision--. Plus personne ne sait parler aujourd'hui. Même à Radio-Canada la langue laisse à désirer. Je ne parle pas seulement des "séries télévisées" ou des "télé-romans" (français pourri), mais également des émissions d'information.
D'autre part,il faudrait assainir le climat des écoles. Je parle de la discipline en général, et surtout de la discipline en classe. L'enseignant-e ne reçoit plus l'aide de la direction quand il s'agit d'exclure les "gros cas" de la classe. Et les directions se font "tomber dessus" par les parents d'élèves, lorsqu'ils prennent des mesures disciplinaires exceptionnelles--l'exclusion d'un élève pour deux ou trois jours, par exemple. Pour une majorité de parents que l'on met au courant de la mauvaise conduite de leur enfant, la réponse sera: "S'ta pas si grave que ça... tabouère!".
Alors, que voulez-vous, comme dirait Jean Chrétien (ou mieux,Paul Éluard)... même avec une multitude de professeurs parlant et écrivant un excellent français, enseigner cette belle langue est presque une mission impossible au Québec.
Ah! Ce n'est pas demain que nous l'aurons "notre État français" dirait, en 2008, Lionel Groulx.
Fernand Falardeau

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