Le président Bush exhorte le Golfe à affronter le danger iranien
Mots clés : islam, Abou Dhabi, George W. Bush, Terrorisme, États-Unis (pays), Iran (pays)
«L'Iran est le premier État à parrainer le terrorisme dans le monde»

Photo: Agence Reuters
«De ce fait, les États-Unis renforcent leurs engagements de sécurité avec [leurs] amis dans le Golfe, et rallient [leurs] amis dans le monde entier pour faire face à ce danger avant qu'il ne soit trop tard», a ajouté le président américain.
L'Iran, par la voix de Mohamed Ali Hosseini, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a parallèlement dénoncé la «politique aventuriste» que continuent de mener «certains cercles» de Washington.
Il a ajouté que les efforts du gouvernement américain pour isoler la République islamique avaient échoué. Au contraire, «nous assistons à une forte poussée de la convergence entre les pays de la région et la République islamique d'Iran», a-t-il dit.
La rhétorique agressive entre Washington et Téhéran est encore montée d'un cran après l'incident naval qui a opposé les deux pays il y a une semaine dans le détroit d'Ormouz, qui commande l'entrée du Golfe.
Le président Bush a profité de sa visite à Bahreïn pour rencontrer le vice-amiral Kevin Cosgriff, commandant de la Ve Flotte américaine. L'officier supérieur l'a informé qu'il prenait extrêmement au sérieux l'incident du 6 janvier dans le détroit d'Ormuz où des vedettes iraniennes ont mené des manoeuvres hostiles, selon Washington, contre trois bâtiments américains.
Un Moyen-Orient libre et juste
Évoquant également l'Irak, la question palestinienne et le terrorisme, le président Bush a assuré que les États-Unis n'avaient «aucun désir territorial». «Nous pensons que la stabilité ne peut venir que de votre liberté. Nous pensons que la stabilité ne peut venir que par un Moyen-Orient libre et juste où les extrémistes seront marginalisés», a-t-il dit.
Si le chef de la Maison-Blanche a salué certaines réformes démocratiques mises en oeuvre dans des pays de la région, il a exhorté les dirigeants arabes à manifester leur soutien au fragile gouvernement irakien, à ouvrir leur société et à fournir un appui, ainsi qu'un possible financement, afin de contribuer à un accord de paix israélo-palestinien.
«Vous ne pouvez pas vous attendre à ce que les gens croient en la promesse d'un avenir meilleur lorsqu'ils sont emprisonnés pour avoir pacifiquement adressé une pétition à leur gouvernement», a par ailleurs lancé M. Bush dans une allusion, discrète, au manque de démocratie des pays qu'il visite dans le Golfe.
Aujourd'hui, George W. Bush quitte les EAU pour l'Arabie saoudite -- pays également visité par le président français Nicolas Sarkozy. M. Bush devait se servir de sa relation personnelle avec le roi Abdallah pour le presser de faire «un investissement stratégique dans l'avenir de la région» et de soutenir les modérés, au Liban mais surtout dans les Territoires palestiniens, a dit ce responsable.
Pousser à un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens avant fin 2008 et rallier les pays arabes à cette entreprise constituait l'autre priorité de la tournée de M. Bush, commencée mercredi en Israël et dans les Territoires.

