L'Iran aura un mois pour clarifier sa situation nucléaire

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AFP
Édition du lundi 14 janvier 2008

Mots clés : uranium, Agence internationale de l'énergie atomique, programme nucléaire, Affaires étrangères, Iran (pays)

Vienne -- L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a annoncé hier qu'elle s'était mise d'accord avec l'Iran sur un délai de quatre semaines pour régler tous les problèmes en suspens sur son programme nucléaire.

Les États-Unis ont réagi le jour-même à cette annonce, estimant que l'accord ne constituait qu'«un pas» et que la République islamique devait toujours suspendre ses activités atomiques les plus sensibles.

Des diplomates occidentaux, qui ont exprimé leur scepticisme, ont insisté, comme Washington, sur la nécessité d'une suspension de l'enrichissement d'uranium par l'Iran, dont il n'est pas fait mention dans le communiqué de l'AIEA.

Au cours d'entretiens à Téhéran vendredi et samedi, le directeur général de l'AIEA, Mohamed el-Baradeï, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et le président Mahmoud Ahmadinejad se sont mis d'accord pour que le «document de travail» destiné à clarifier toutes les questions en suspens «soit achevé dans les quatre prochaines semaines», a déclaré l'agence onusienne dans un communiqué publié à Vienne.

Le «document de travail» est le fruit d'un accord passé entre M. El-Baradeï et Téhéran l'an dernier pour clarifier toutes les questions en suspens concernant le programme nucléaire iranien.

L'AIEA y exige des explications, notamment sur les expériences passées avec le plutonium et le Polonium 210, l'utilisation de centrifugeuses de type P1 et P2 pour produire de l'uranium enrichi, la gestion de la mine d'uranium de Ghachine, située dans le sud de l'Iran, des traces de contamination d'uranium hautement enrichi découvertes à l'Université technique de Téhéran, et surtout sur des études supposées liées à un programme nucléaire militaire.

À l'origine, le document de travail envisageait que toutes les questions soient clarifiées d'ici à la fin 2007, mais ce délai n'a été respecté par aucune des parties.

En Iran, le vice-président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Mohammad Saïdi, a confirmé l'accord avec l'AIEA, expliquant que son pays «répondra dans un délai de quatre semaines aux questions qui restent pour que l'AIEA puisse faire un rapport transparent à propos du programme nucléaire iranien». «La République islamique d'Iran n'a rien à cacher, c'est pourquoi elle n'a aucune crainte pour répondre aux questions qui restent. Je suis optimiste», a-t-il ajouté.

Les pays occidentaux exigent de l'Iran qu'il suspende ses activités d'enrichissement d'uranium pour prouver que son programme nucléaire a des objectifs pacifiques et non militaires.


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