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Méditations
La question de comparer les pratiques méditatives occidentales et orientales est aussi d'un intérêt indéniable, quoiqu'il soit clair que les pratiques auxquelles on fait référence ici soit d'origine orientale. À cet égard, n'importe qui a pratiqué la méditation un tant soit peu sérieusement n'avait pas besoin d'attendre une quelconque étude scientifique pour savoir les bienfaits physiques et psychiques de celle-ci. Nos sociétés sont bel et bien dominées par l'idéologie techno-scientifique, et il semble qu'il faille toujours attendre la caution d'études pour qu'un phénomène ou une pratique soit reconnu comme valable, ce qui est invariablement réducteur.
J'ai pour ma part pratiqué la méditation zen (sans esprit) prendant plusieurs mois de façon quotidienne sous les auspices du Centre zen de Montréal, que je recommande à quiconque désire acquérir des bases sérieuses. Je pratique maintenant le Qi Gong, une méditation davantage énergétique d'origine chinoise (on pourrait aussi dire taoiste), et je constate qu'à travers ces différents courants, l'emphase est toujours mise une attitude vis-à-vis du monde et surtout soi-même. Plusieurs pratiques (ou principes) physiques (dont entre autres la posture et la respiration) sont communes aux différents types de méditation bien que variables selon les approches, et un ensemble de croyances les accompagnent parfois, sans toutefois les déterminer. Reste que le principe en lui-même relève d'une attitude et est de la sorte universel.
Plusieurs Jésuites en mission au Japon adhérèrent ainsi à la pratique de zazen sans pour autant passer du christianisme au bouddhisme. Dans leur foi propre, la méditation leur permettait un accès délivré de l'ego à eux-mêmes et au monde, à travers lequel ils percevaient leur Dieu...
Au fond, la méditation, c'est d'abord et avant tout la libération de l'esprit par la purification du regard et du rapport au monde. Quand on comprend que nous ne sommes qu'Un avec le monde et autrui, alors les antagonismes (et beaucoup de souffrances) s'estompent d'eux-mêmes.
