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Diabolique diversion !
Si le politique ou ce qui en reste à Ottawa, ne boycotte pas ce qui s'annonce comme une autre grosse FARCE COMMISSIONNÉE, au point de renverser les Conservateurs de Stephen Harper, aussi bien y mettre un point final immédiatement, au seul regard des coûts faramineux associés aux travaux d'une telle COMMISSION DE CAUDATAIRES; au seul regard des émoluments des amis sangsues, des exploiteurs et racoleurs qui s'en sortent millionnaires ; au seul regard des ravages que fait l'exercice de la JUSTICE PARALLÈLE, cette justice à laquelle seuls les richards, les flagorneurs puissants, les passeurs et entremetteurs omnipotents et les pontifes des potentats sectaires, ont les connections et les moyens pour y accéder.
Dès le départ, c'est alarmant de constater que l'AFFAIRE AIRBUS est exclue du processus d'enquête et de recherche de la vérité, qui ne recherche aucunement les excuses et les aveux du bout des lèves, circonstanciés et truffés de restrictions mentales mesurées au millimètre. Il semble évident que cette affaire a enrichi Brian Mulroney de plus de 2M$ dont ses amis, du bleu pâle au bleu foncé, ne sauraient lui réclamer le remboursement, apparemment impossible, pour raison d'insolvabilité. De plus, il semble évident que l'on risque de découvrir que le travail de la GRC, dans l'Affaire Airbus, a bel et bien été bâclé, possiblement piloté et prématurément scellé. Ne se souvient-on pas de l'aberrante et scandaleuse «Affaire Maher Arar» ? Il semble tout aussi évident que dans toute cette histoire, il y a eu possibles tentatives d'obstruction, dans la conduite de ladite enquête et dans le cours normal de la justice ; qu'il y a un potentiel constat de «parjures» et un risque quasi inévitable d'un éventuel emprisonnement ; que le «principal témoin» aurait délibérément, inconsciemment ou sub-consciemment menti ou omis de tout dire à la Justice.
À CE STADE ET AU REGARD DE L'ACTUALITÉ, AUCUNE EXCUSE N'EST ACCEPTABLE, SINON L'ATHLETE MARION JONES, N'AYANT QU'A SE COMPOSER UNE FACE DECONFITE ET QU'A S'EXCUSER POUR AVOIR MANQUE DE JUGEMENT, N'A PAS UNE SEULE MINUTE A PASSER EN PRISON.
Le «rapport» Johnston dont les conclusions suivront dans un «avenir accommodant», sent «la fabrication» de toutes pièces et le «flou sur mesure» à plein nez. Au-delà des écrans de diplômes, de hauts postes, de brillants titres et d'Honoris Causa qui n'impressionnent plus personne, quand on connaît les tuyauteries du pouvoir, ça sent mauvais. Ça pue, comme il fallait s'y attendre. La pollution qui se dégage des fosses du «purin politique», à Ottawa, comme à Washington, à Islamabad, à Djakarta et en bien d'autres creusets de la mondialisation des desperados, est la plus vicieuse des contaminations. Elle est directement responsable de l'amnésie de l'électorat, «ici», alors que «ailleurs», elle est la mèche d'allumage de soulèvements, de rébellions et de guerres civiles.
Au constat de tous les effets pervers, les seuls d'ailleurs, qu'a déclenché l'enquête sur les «sales commandites» du PLC, sous Chrétien, ne vaudrait-il pas mieux éviter les coûts exorbitants reliés à ce amalgamé exercice de diversion et de manipulation de l'opinion publique ? Ne vaudrait-il pas mieux s'éviter une nausée nationale massive, en fermant immédiatement toutes les portes de cette gigantesque bécosse et en se tournant vers l'avenir, en misant sur l'air pur et en ne misant plus jamais, sur des praticiens du droit que la politique attire, mais plutôt sur des héritiers naturels et solides propagateurs de la droiture dont l'exercice démocratique de la gouvernance a grand besoin.
Avec les quelques solistes du NPD, les guignols du PLC et les marionnettes vieillottes de notre «MAL DE BLOC NATIONAL» éculé, ce n'est pas demain la veille d'un redressement politique que justifient et réclament, pourtant, les dictées d'une démocratie à bout de souffle, une démocratie panachée que menacent les derniers gradués de la charismatique philanthropie dictatoriale, à la Sarkozy.
Gerry Pagé
Ville de Québec
