À voir à la télévision le mardi 15 janvier - Sur la terre ou au ciel

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André Lavoie
Édition du samedi 12 et du dimanche 13 janvier 2008

Mots clés : Wim Wenders, Cinéma, Allemagne (Pays)

Après la sortie de ce qui constitue, encore à ce jour, un sommet dans l'oeuvre de Wim Wenders, on en voyait partout... même s'ils n'existent que sur les murs des églises, au cinéma, et peut-être à Berlin. Car lorsqu'on a vu, et revu, Les Ailes du désir (1987), on ne peut s'empêcher de croire que les anges y ont élu domicile. C'est du moins l'impression que j'avais en parcourant, quelques années après la sortie du film, les allées et les salles lumineuses de la magnifique Staatsbibliothek de la capitale allemande.

Combien d'êtres humains ne voudraient-ils pas se transformer en ange? Or il semble que les anges aussi aspirent à une autre condition, la nôtre, pour découvrir le plaisir des sens et l'ivresse de l'amour. En attendant, dans le ciel (gris) de Berlin, ils observent ces femmes et ces hommes pliant sous le poids de la fatigue, de la solitude et du désespoir. Et, mieux que cela, dans le métro, à la bibliothèque, au coin d'une rue, ils offrent un réconfort qui vaut bien des épaules amicales.

De cette mission, Damiel (Bruno Ganz, inoubliable) commence à se lasser; il rêve de troquer ses ailes pour un corps de chair et de sang. Pour accomplir ce pacte faustien, il demande l'aide de... Peter Falk!, l'inspecteur Columbo lui-même, venu à Berlin tourner un film se déroulant pendant le Seconde Guerre mondiale; jadis, il faisait partie de la confrérie. Visiblement, Damiel est prêt à tout pour retrouver une superbe trapéziste, Marion (Solveig Dommartin, à l'époque madame Wenders), dont il est tombé follement amoureux.

Dans cette quête éperdue, par ailleurs baignée dans un noir et blanc magnifique et une poésie signée Peter Handke, il n'est plus possible de résister à l'idée que les anges nous entourent de leurs ailes, mais surtout de leur présence rassurante.

Cinéma / Les Ailes du désir - Artv, 21h


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