Télévision - Comédie déjantée pour ados

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Amélie Gaudreau
Édition du samedi 12 et du dimanche 13 janvier 2008

Mots clés : Télé-Québec, émission, science-fiction, Québec (province)

En attendant le retour de l'équipe du capitaine Patenaude, toujours à la recherche d'une planète pour six milliards de «tatas» dans la suite du film Dans une galaxie près de chez vous en avril prochain, Télé-Québec nous présente un univers tout aussi déjanté dans une nouvelle émission de science-fiction humoristique à saveur écologiste, Les Kiki Tronic.

Ici, les héros ne cherchent pas un refuge pour l'espèce humaine, mais tentent plutôt de sauver les meubles sur notre pauvre planète, certes malmenée par ses habitants mais surtout menacée par le CASH, le «Comité autoproclamé des stellionataires hédonistes». Ce groupe terroriste a pour objectif de rendre accueillante la planète bleue pour un peuple extraterrestre, les Sinistrons, qui vivent de CO2 et de chaleur étouffante, et de satisfaire ainsi leur dictateur, Solvaab Ier, qui craint une rébellion de la part de...

Pour accomplir cette tâche ingrate, l'épouvantable (et vraiment pas ragoûtant) tyran fait appel à Albert Thault (Stéphane Jacques, jubilatoire en méchant), un inquiétant personnage qui se présente à la population terrienne comme un bon citoyen en faisant construire la première centrale nucléaire «verte», centrale qu'il fait exploser dès son inauguration pour enfin éliminer la vie sur la Terre et satisfaire son commanditaire. C'est sans compter sur le fait que trois jeunes femmes faisant partie du groupe rock invité lors de l'inauguration de la centrale s'en sortent indemnes grâce à leur abus d'un nouveau fixatif pour cheveux, le Kiki. Elles sont repérées par le président de la Terre (Daniel Pilon, devenu un abonné aux rôles de dirigeant) pour devenir membres du FIASCO, le «Front international des agents secrets contre-opérationnels», un groupe clandestin international chargé de la sauvegarde de la planète et de l'élimination du CASH.

Magda, Lixie et Ariel (Caroline Gendron, Ariane-Li Simard-Côté et Sylvie de Morais-Nogueira, qu'on a vues dans de petits rôles à la télé et au cinéma) deviennent ainsi les Kiki Tronic, des agents secrets pourvus de super-pouvoirs qui leur permettront de lutter contre l'organisation menée par le maléfique Albert Thault, assisté de son fier à bras pas très brillant, Poupette (Louis Champagne, excellent en imbécile de service). Elles sont secondées dans leur tâche par Henri (Maxime Desbiens-Tremblay), le frère de Magda et amoureux de Lixie, et son ami Zek, un grand amateur de poutine pas toujours futé. Ils deviennent donc les gardiens et employés du quartier général des Kiki Tronic, maquillé en salon de coiffure pour plus de discrétion...

Voilà les prémisses de cette série au rythme enlevé, à l'humour absurde, parfois peu subtil, qui plaira sûrement aux ados, et aux multiples références aux films de science-fiction de série B et à certaines émissions-cultes américaines, dont Charlie's Angels, qui rallieront les plus vieux. Pour relever ce défi,

les principaux maîtres d'oeuvre, André Chamberland et Frédéric Lafleur, se sont entourés d'une équipe de scénaristes et de réalisateurs expérimentés dans les émissions pour adolescents (Watatatow, Une grenade avec ça?, Ramdam) et d'un conseiller à la scénarisation qui a le sens du punch (Stéphan Dubé, Un gars, une fille, Catherine). De plus, l'équipe de production a mis en application le «message» écologiste de la série en utilisant des décors rescapés de tournages de films américains. Vous pouvez d'ailleurs découvrir de quels «navets» viennent ces éléments de décors sur le site Internet de l'émission (http://leskikitronic.telequebec.tv), fort bien fait, qui vous permettra de vous mettre à jour si vous avez manqué le premier épisode vendredi dernier.

Les Kiki Tronic. Vendredi 18 janvier, Télé-Québec à 19h.


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