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La rivière qui coule sous le sable.

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Yvon Montoya (yvonmontoya@sympatico.ca)
Envoyé Le vendredi 11 janvier 2008 08:00



« Cesser de jouer l'homme politique et devenir une femme politique » et on voudrait dire aussi cesser de jouer à l'homme militaire et devenir une femme militaire. On se croirait dans un univers où la séparation homme/femme serait à faire alors qu'une grande majorité d'hommes désireraient que les femmes aient leur place qu'elles ne veulent pas nécessairement prendre. Quelle différence y-a-t-il entre un homme politique et une femme politique? S'il y en a une, il faudrait définir les politiques masculines et féminines. Ce serait nouveau et pas politique du tout. C'est jouer à la poupée. On nous parle d'égalité entre les sexes, égalité de compétence, égalité de formation, mais pour répondre à cette question de « différence » on va échapper à toute notion d'égalité. Soit la femme ne sait pas ce qu'elle dit, soit la société occidentale est perdue dans son hypocrisie. On dit dans les journaux intelligents américains que les femmes ont voté pour la Clinton parce qu'elle a émis quelques larmes. On perçoit très vite l'intelligence politique féminine. Pleurez et on votera pour vous. Mettez-y une petite larme et vous risquez d'obtenir la responsabilité du pays. Comme égalité, c'est cool. On fait remarquer aussi que les articles féminins utilisent le prénom de la Clinton mais pas ceux des autres candidats. Ça fait cool. On a bien vu l'opportunisme, avec la Clinton, d'une femme d'expérience agissant comme une midinette d'école en pleine crise. Ça c'est de la politique d'expérience. Autrement et comme toujours, il faut dire qu'il faut parfois des siècles pour que les préjugés tombent, nous savons qu'un enfant d'une mère juive est juif même si le père ne l'est pas alors qu'un enfant de mère blanche n'est pas blanc même si le père est noir ou jaune ou rouge. Mon café au lait a moins tendance au racisme que les êtres humains puisqu'on mettant du lait blanc dans mon café noir, il devient crème. C'est fou ça tout de même. Tous les journalistes sont de plus en plus experts en biologie et science de l'homme. La science a tord lorsqu'elle dit qu'un enfant issu d'une mère blanche et d'un père noir, c'est un métis. Même aveugle on peut remarquer que Monsieur Obama est métis et non noir. D'autant plus qu'il a très tardivement été mis en contact avec la communauté dite « noire ». J'ai des difficultés à dire ce mot. Il faut voir avec le poète québécois Joël des Rosiers quand il nous parle de nègre qui aurait donné avec la racine NGR, le nom Niagara (?) mais aussi dans sa racine sémitique qui signifierait, « la rivière (ou l'eau) qui coule sous le sable ». Les africains au bord du désert ou carrément dans le désert, seraient désormais les hommes de « la rivière qui coule sous le sable ». Je suis certain qu'Obama serait heureux.

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