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Christine St-Pierre : loose canon ?

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Steve Boudrias (steveboudrias@hotmail.com)
Envoyé Le vendredi 11 janvier 2008 06:00



Avouons une chose : lorsque la ministre de la Culture et des Communications se prononce dans le cadre d'une affaire litigieuse entre une entreprise d'État confédéral et une entreprise privé d'information/divertissement, elle n'y va pas avec le dos de la main morte, comme dirait Jean Perron à 110 %, sur le réseau que madame St-Pierre cherche à sauver.

Le problème, c'est que dans cet imbroglio médiatique et financier, il est un peu difficile de comprendre que la sortie publique de madame St-Pierre vise simplement à éviter à TQS la faillite.

Ainsi, depuis quand un ministre provincial décide-t-il d'utiliser les médias pour faire pression sur le CRTC ? Il n'y a pas de ministre des Affaires intergouvernementales au PLQ ? On ne parle pas entre ministres des communications à Ottawa et Québec ?

À en juger par la réaction plus "posée" de Jean Charest dans ce dossier-là, on peut en effet se demander si la poète du gouvernement Charest n'est pas en train de faire un petit coup de force sur la SRC sur le dos de la bonne entente entre le PLQ et le PCC...

De toutes façons, au bout du compte, que la ministre se trompe ou pas, ses accusations envers la SRC (sans mentionner la fragile position de Télé-Québec, station tout aussi impopulaire et généraliste) ne réglera pas le problème structurel de financement de la télévison, à l'ère d'internet et des conglomérats médiatiques (où le fournisseur de signaux numériques peut soudain devenir aussi distributeur de contenu médiatique).

Finalement, l'apparence de conflit d'intérêts dans cette affaire aurait dû faire réfléchir le premier ministre. Mais peut-être est-ce là une initiative personnelle de la part de l'ancienne journaliste de la SRC ? On ne sait jamais...

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