Mots clés : TGV, Ontario (province), Québec (province)
Ottawa -- Le Québec et l'Ontario estiment que le temps est venu de relancer le projet d'un train rapide reliant les grandes villes du corridor Windsor-Québec, même si des études réalisées il y a une dizaine d'années faisaient état de coûts prohibitifs.
Les premiers ministres Jean Charest et Dalton McGuinty ont annoncé hier qu'ils s'étaient entendus pour mettre à jour les évaluations faites en 1995 afin de savoir si le rêve d'une liaison ferroviaire à grande vitesse est aujourd'hui réalisable. Les deux provinces ont accepté de consacrer deux millions à ce travail, qui devra être complété d'ici un an. Le gouvernement fédéral, longtemps rétif, s'est finalement laissé convaincre et participera lui aussi aux études préliminaires. «Le contexte a beaucoup évolué depuis les années 1980-90, ne serait-ce que sur le plan environnemental, avec la réduction des gaz à effet de serre et la congestion sur les routes», a souligné Jean Charest, lors d'un point de presse à Ottawa. De l'aveu même du premier ministre, son coût pourrait cependant être aussi élevé. Il y a 13 ans, les chercheurs avaient estimé à plus de 18 milliards l'investissement nécessaire pour aménager la voie ferrée et mettre le train en branle.