Vos réactions
À qui la faute?
« Pipolisation », une presse qui ne fait plus son travail avec des journalistes qui répètent sans cesse les mêmes choses, leur manque de connaissance et de rigueur, la reconnaissance opportuniste et l'arrivisme médiatique. En vérité, ce n'est pas la vie privée de Sarkozy mise en avant qui est symptomatique, c'est la superficielle activité des intérêts médiatiques qui est à remettre en question. Si mon boucher me vend une très mauvaise viande, ce n'est pas parce que je suis intéressé à en manger. Donc, il me vole et me trompe tout en même temps. Idem pour les médias. « De mémoire de journaliste », je dirai « de mémoire d'homme et de citoyen » cultivé nous n'avons jamais autant vu des médias aussi superficiels que maintenant. Seules les personnes avec un certain bagage intellectuel peuvent s'en apercevoir et c'est là la difficulté contre la médiacrité journalistique. On n'a jamais autant vu de médias consacré de temps à la « pipolisation » et même les profs d'université, généralement silencieux, on va les chercher comme preuve scientifico-polémique. Comme jadis on allait chercher son grand frère pour être défendu des voyous.
Cette superficialité correspond à la « pipolisation » des médias et elle est loin d'une véritable déontologie journaliste qui celle de nous informer et non de participer à cette « pipolisation » comme on le lit dans cet article. Il y a une tentative de lynchage de Sarkozy comme individu et non comme président. Même que les médias courent derrière son fils rappeur pour essayer plus « techniquement » de salir le père par procuration. On veut de véritables infos documentées et non des « opinions » de concierges de bas étages. La vie privée de Sarkozy, il peut se la garder. Par contre sa vie politique, c'est tout autre chose. Les médias pratiquent la même malsaine attitude avec Simone de Beauvoir aussi. On n'a pas besoin de la voir « à poil » pour la connaître mieux. Là, ce n'est plus de la « pipolisation » mais de la « caniveaulisation» (de caniveau en français).
Platon nous a enseigné d'échapper à la « Doxa », à l'opinion, parce que sa superficialité ne pouvait constituer une véritable science apodictique. Si les médias et ses médiacres sont superficiels, c'est parce qu'ils usent et abusent de l'opinion. L'opinion c'est le manque de rigueur et le manque de rigueur est le manque de connaissance. Grâce au Net, le nettoyage se fait et les citoyens lecteurs se mettent à réfléchir et à s'exprimer de plus en plus souvent, et c'est tant mieux, ce sont les commentateurs qui font office de vrais informateurs. Parce qu'ils ont ce qui manque désormais aux médiacres, la connaissance, l'authenticité (ils n'ont rien à perdre) et la recherche d'une certaine vérité se faisant et se créant dans le dialogue. D'ailleurs, les commentateurs dialoguent entre eux et l'information véritable, la mise à l'épreuve du réel, circule. Plus les médias se vautreront dans la superficialité, plus les lecteurs grandiront pour composer cette montée de superficialité exponentielle.
