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« Le directeur général des élections du Québec (DGE) est formel: les élections devraient se tenir à date fixe au Québec » (Le Devoir, 22 décembre 2007) Une autre citation intéressante est celle d'un communiqué de l'IRPP du 7 décembre 2005, intitulé Des élections à date fixe : une mesure clé pour diminuer le cynisme des électeurs et stimuler la participation électorale
« Henry Milner (chercheur invité à l'IRPP et professeur de science politique à l'Université Laval), révèle que sur 40 démocraties comparables à la nôtre, seuls 12 pays - dont le Canada - n'appliquent aucune forme de scrutins à date fixe.
Cette donnée vient contredire l'idée largement répandue voulant que les élections à date fixe
soient incompatibles avec les systèmes politiques parlementaires. En fait, la plupart des
démocraties parlementaires d'Europe et de Scandinavie, y compris celles qui ont des institutions
de type Westminster, appliquent des modalités flexibles de scrutins à date fixe selon lesquelles les dates d'élection sont établies par la loi, tout en prévoyant des dispositions permettant au besoin de tenir un scrutin hâtif.
L'auteur ajoute que les scrutins à date fixe bénéficieraient à tous en favorisant la responsabilisation des gouvernements, la réduction du coût des élections, l'équité et la confiance envers le processus politique. Il rappelle que la Colombie-Britannique applique déjà cette procédure et que l'Ontario envisage également son adoption.
« La force des arguments en faveur des élections à date fixe place le fardeau de la preuve sur les
épaules des partisans du statu quo », estime Henry Milner. D'autant plus que la plupart des
sondages d'opinion indiquent que les Canadiens y sont majoritairement favorables. »
Il faut enfin citer les propos du premier ministre de l'Ontario concernant les élections à date fixe dans cette province : « Les élections n'appartiennent pas aux premiers ministres pour qu'ils puissent s'en servir selon leurs propres intérêts politiques », de dire le premier ministre McGuinty. « Ce projet de loi renforcera la démocratie en Ontario et aidera la population de la province à participer au processus le plus ambitieux de renouveau démocratique de notre histoire. Cela fera en sorte que le gouvernement travaille pour les Ontariens et Ontariennes et non sans se soucier d'eux. »
Que dire de plus, sinon que la position de Norma Spector est une position rétrograde.
