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Un mauvais titre
Parler de téléprésident, de téléroman, de personnage de feuilleton, c'est faire de la mise en scène journalistique destinée à attirer l'attention et à vendre la marchandise. Le journaliste belge a raison de dénoncer la presse. Ou alors, il faut généraliser. Les larmes de madame Clinton ne relèvent-elles pas de la même mise en scène délibère d'une bonne comédienne? On peut se poser la question, après avoir entendu présenter Hillary Clinton comme une femme aux nerfs d'acier. On peut toujours tout interpréter dans un sens ou dans un autre et les médias écrits ou télévisuels jouent un rôle fondamental dans la vision qu'ils font connaître d'une situation.
Nous sommes dans une civilisation de l'image, comme celle qui existait au Moyen-Âge lorsque l'on utilisait les images, les vitraux des églises notamment, pour faire passer des messages religieux. Mais nous sommes là dans une question de neurohistoire, qui demanderait d'autres développements. L'image est certes beaucoup plus manipulatrice que les textes rationnels et logiques, mais les expressions emphatiques comme exhibitionnisme et autres, utilisées à la légère donnent aussi une fausse représentation d'une situation qui demande une analyse beaucoup plus complexe.
Comme on le dit couramment en plaisantant, la meilleure façon de se débarrasser d'une tentation c'est d'y succomber, la meilleure façon de se débarrasser des paparazzis, c'est de ne pas se cacher. C'est peut-être une autre façon de vivre pour un personnage aussi public qu'un président de la république. La banalisation des choses les rend de moins en moins percutantes et t marquantes. Et on finira par ne plus y faire attention, au détriment des médias qui recherchent toujours le plus sensationnel.
