C'est à croire que c'est l'évènement historique unique au Québec. Ce sera inscrit dans les cours d'histoires, pour sûr. Ce qui est désolant, c'est que la solidarité ne fonctionne seulement qu'au moment des catastrophes. Que là, on s'aperçoit du besoin de la présence d'autrui pour sauver sa peau et de temps à autre de sauver la peau de son voisin auquel on n'a jamais dit bonjour jusqu'au jour de la glaciation ou de la catastrophe. Il y a des pays pauvres qui s'entraident parce que la catastrophe est là à chaque instant de leur survie. Voyez la Nouvelle Orléans, nombre de journaliste ne savaient même pas où ça se situait aux States et voilà, au moment de la catastrophe ils se mettent tous à en parler et à en parler et à montrer les pauvres noirs qui poussèrent de la terre avec leur misère indescriptibles comme ça, comme une génération spontanée. Partout, on les voyait et que se passe-t-il maintenant? On n'en parle plus. Chacun est retourné dans sa misère et d'autres dans leur insouciant égoïsme.