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Désolation.

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Yvon Montoya (yvonmontoya@sympatico.ca)
Envoyé Le mercredi 09 janvier 2008 08:00



Pour un retour en force de 2%, quelle tempête. La fin de l'article ressemble fort à d'autres lus hier dans les journaux européens. Voilà une des raisons pour laquelle on s'aperçoit que le changement et la volonté de changement, donc le courage en somme, n'est pas un ADN (je dirai ADNnique comme Adamique) chez l'être humain. Que cela ne fait pas partie de sa génétique. La peur est la composante de l'état d'esprit humain et elle tue, cette peur. La politique politicienne n'est pas de la politique, c'est de la démagogie. Il nous faut faire des accords de Tokyo politiques pour dépolluer la politique qui entraîne des jeunes vers des guerres inutiles et néfastes. Qui ruine l'avenir à cause des industries d'armement, le pavot en Afghanistan, le pétrole en Irak et les diamants en Afrique ainsi que d'autres ressources. Ne pas voter devient de plus en plus un acte politique par excellence puisque cela permet de dire non sans toutefois créditer des programmes démagogiques qui ne changeront rien de toute façon. Les programmes clintonniens en l'occurrence. La force du refus devrait devenir le prochain slogan de la liberté démocratique. Dire non, une fois pour toutes à la mascarade.
On devrait avoir le droit de voter pour les présidentielles États-uniennes car ce pays est celui qui dirige, contrôle le monde entier. On le voit avec Israël et Bush, de nos jours. C'est plus important de voter pour les USA que pour son propre pays puisque ce dernier n'a aucune voix valable pour quoi que ce soit.
Un autre point de vue est de voir que le « noir » Obama n'a pas de chance. Imaginez, une mère blanche et un père noir. Ce qui prime de plus dans cette équation, c'est qu'Obama est donc noir. Cela veut dire que sitôt votre enfant est d'origine blanche du côté de la mère et asiatique du côté du père et bien il est automatiquement jaune. Pourquoi? Parce que la race blanche ne tolère pas une autre couleur en son sein. On pourrait certes dire qu'il est aussi blanc que noir puisqu'il est aussi noir que blanc. Non, ce n'est pas comme le café au lait qui devient crème. Non, un être humain qui a une trace de noir, de jaune, de rouge, ne peut être blanc. Autrement dit, le blanc est homme, les autres sont Omo qui lave plus blanc.
Je désespère pour la jeunesse à cause cette peur face au changement et au courage. Nous ne sommes plus responsables et nos valeurs se sont liquéfiées comme le dit si bien le sociologue Zygmunt Bauman et on cite sa 4ième page de couverture pour se faire plaisir sortie de la Société Assiégée: «La société est assiégée, soumise à des attaques sur deux fronts : d'un côté un monde globalisé, auquel les anciennes règles et structures ne sont plus adaptées et où de nouvelles tardent à prendre forme, de l'autre une politique de la vie de plus en plus « liquide » et mal définie. L'espace compris entre ces deux fronts, gouvernés jusque récemment encore par les principes régissant l'État-nation souverain et identifié par les sociologues comme la « société », est chaque jour plus difficile à concevoir comme une entité autonome. D'où le défi posé à une sociologie fondée sur une conception de la société en grande partie dépassée : la souveraineté et le pouvoir relèvent de moins en moins des politiques de l'État-nation sans être en contrepartie institutionnalisés dans un nouvel espace. Quelles sont les conséquences de cette profonde transformation de la vie en société? Quel monde sera celui du XXIème siècle? » Ouf, on n'est plus seul. C'est justement ce refus qui désespère. Un refus qui est un déni de la réalité, un déni du courage, un déni à l'imagination humaine. Voilà ce que je perçois dans ces primaires américaines et dans les interprétations journalistiques. Triste.

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