La crise des subprimes propulse l'or à un sommet
Mots clés : or, subprimes, Économie, États-Unis (pays)

Photo: Agence Reuters
Hier, le contrat le contrat à terme sur l'or, échéance de février, s'est adjugée 880,40 $US l'once. Ce prix de référence battait l'ancienne marque de 875 $US établie en 1980. Les analystes ont rappelé que le cours de l'or, qui a bondi de 32 % l'an dernier, est alimenté par l'envolée des prix du pétrole et la baisse du dollar américain. S'ajoute la demande de la part des fonds spéculatifs, particulièrement forte en réaction à la crise des subprimes aux États-Unis, qui persiste de plus belle.
Countrywide en faillite?
Dernier événement en lice, les rumeurs ont circulé hier voulant que le plus important prêteur hypothécaire américain, Countrywide, faisait face à la faillite. Malgré le démenti de l'institution, l'action de Countrywide a chuté de 28 % au cours de la séance pour tomber à 5,47 $US.
Directement impliquées auprès de Countrywide les principales agences garantissant les prêts hypothécaires résidentiels conventionnels aux États-Unis, Fannie Mae et Freddie Mac, ont également écopé en Bourse, le cours de leurs actions fondant de 7,6 % et de 8,2 % respectivement. Lors d'une allocution, le chef de la direction de Fannie Mae a avancé hier que la correction du marché immobilier américain pourrait s'étendre jusqu'en 2010. Il a également souligné qu'avec la montée des prêts en défaut, le portefeuille de l'institution pourrait compter cette année entre 8 et 10 prêts à perte sur 1000 hypothèques, contre un taux de 4 à 6 l'an dernier.
Autre institution touchée par les subprimes, Bear Stearns était également la cible de tractations à l'effet que le chef de la direction de l'entreprise démissionnerait, sous la pression des actionnaires. Il lui est reproché d'avoir lourdement engagé l'institution dans le marché du crédit hypothécaire à haut risque, qui cumule des pertes évaluée à 100 milliards $US depuis l'éclatement de la bulle des subprimes, en août dernier.
Cette morosité a provoqué un autre plongeon des cours en Bourse. L'indice symbolique Dow Jones a perdu près de 2 % hier, ajoutant 238,42 points à sa glissade du début d'année, qui se chiffre à 715 points, ou à 5 %. «Il y a une crainte générale que les difficultés du marché du crédit se répandent prochainement à tous les secteurs, pas seulement à ceux exposés aux subprimes», a expliqué Owen Fitzpatrick, analyste à la Deutsche Bank. Cibles premières de ces craintes, «les valeurs bancaires ont continué d'être sous pression», a fait ressortir un autre analyste. Merrill Lynch a notamment lâché 3,8 %, Lehman Brothers 4,1 %, Citigroup 4 % et Bear Stearns, 6,7 %.
Question d'illustrer la crainte d'un effet de contagion, les analystes ont retenu les commentaires du p.-d.g. d'AT&T «selon lesquels ils coupent la ligne à de plus en plus de clients incapables de payer», ont expliqué les analystes de Briefing.com. «Les courtiers ont peur que ce soit le signe d'une récession.»
À Toronto, l'indice baromètre S&P/TSX a laissé échapper une avance de plus de 100 points en début de séance sous la progression des titres aurifères, pour clôturer à 13 541,75, en recul de 77,12 points ou de 0,6 %. Depuis le début de 2008, la perte se chiffre à 436 points, ou à 3 %.
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Avec l'Agence France-Presse
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