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Un «messie républicain» viendra ...
Comment les états-uniens ont-ils pu, si tôt, oublier que cette VA-T-EN-GUERRE CULOTÉE ET FIÈRE DE L'ÊTRE a voté pour la guerre en Irak? Que cette sénatrice d'occasion a évacué les problèmes légaux liés à son parachutage dans l'État de New York, en 2000 et qu'elle n'a été réélue, en 2006, que grâce à l'impopularité théorique de George W. Bush? Qu'elle a applaudi et soutenu les efforts, les alliances et accointances des Bush dans le conflit contre l'Irak ? Qu'elle a proclamé, dans un discours au Council on Foreign Relations : «J'étais de ceux qui ont voté l'autorisation au Président Bush pour utiliser les forces militaires contre Saddam si nécessaire. Je continue à croire que ce vote affirmatif était le bon. Et j'y tiens. » ? Comment les membres du Club des FOH (Friends of Hillary) peuvent-ils aussi tarés et comment les états-uniens pourront-ils être à ce point «perdus» dans les brouillards des fantasmes de leur imaginaire hollywoodien et dans les dédales de leur obésité intellectuelle, pour faire oublier et pour oublier, ENTRE AUTRES:
01- que cette avocate que l'on dit brillante ait délibérément menti, en en appuyant sans réserve son Bill chéri devenu conférencier multimillionnaire, après avoir passé, le plus scandaleusement qui soit, à un poil de la destitution, alors qu'elle niait et nie toujours tout ce qu'il a fini par avouer avec autant d'ostentation, d'ailleurs, dans «Ma Vie», en regard de ses «ovales» relations «extra-conjugales» avec, entre autres Monica L. et Paula J. ;
02- que cette baby-boomer a fait l'objet d'enquêtes judiciaires dont aucune n'a abouti; cette avocate à qui il fut publiquement reproché son obstruction, dans l'enquête sur la mort du conseiller présidentiel Vince Foster ;
03- celle qui a placardé sans vergogne les tenaces fantômes de Whitewater ; cette potiche de tous les opportunismes politiques dont le nom est prononcé par les républicains et nombre d'autres états-uniens, avec le même mépris que celui d'un Ted Kennedy ;
04- celle que l'on étiquette, dans tous les milieux de pouvoir, «d'infâme libérale», gauchiste et progressiste, populiste et opportuniste, ayant fait des études dans les grandes universités de l'Yvy League ;
05- celle dont le statut conjugale, aux dires des plus crédibles et sagaces observateurs de «la chose», tient par les colles que lui ont sur-appliquées les deux plus ambitieux avocats de l'ère baby boom états-unien;
06- la sénatrice qui a évacué les problèmes légaux liés à son parachutage dans l'État de New York, en 2000 et qui a été réélue, en 2006; grâce à l'impopularité de George W. Bush ;
07- cet amalgame de toutes les contradictions, poussée par l'overdose de l'opportunisme des échéances électoralistes 2008 ; cette fervente de la guerre en Irak et en Afghanistan ; cette défenderesse de la peine de mort et de l'immigration clandestine ; cette diva autoproclamée qui, malgré les théoriques avances pistonnées par les médias largués, a une très large cible dans le dos, une cible dont l'envergure dépasse celle de ses quelques succès et flamboyantes sauteries ambitieuses.
Le passé d'Hillary Rodman Clinton la poursuit. Ce passé se conjugue au présent et en présence d'un futur antérieur auquel elle ne pourra échapper. La femme, si brillante avocate soit-elle et si culottée First Lady fut-elle, sera rattrapée par un passé-trouble dont les états-uniens ne peuvent égarer le souvenir dans les dédales de leurs obsessions du présent. Le «passé trouble» d'Hillary Rodman Clinton a déjà profité au prometteur Barack Obama, alors qu'au caucus de l'Iowa, le 3 janvier dernier et à l'encontre des prétentions médiatiques, elle se classait derrière Obama et Edwards.
Il ne peut qu'être vivement souhaité que les états-uniens se réveillent et se souviennent d'un passé récent dont l'oubli est à très haut risque.
Par contre, OBAMA, malgré tous les éléments prometteurs de sagacité, d'intégrité ainsi que des autres facettes de sa douance et de sa remarquable personnalité, devra affronter les déferlements et les ressacs de deux tsunamis de forces majeures. Le tsunami du racisme états-unien dont Luther King fut la cible et demeure l'icône inoubliable. Ce cancéreux racisme qui est à la peau des états-uniens ce que les racines sont à l'arbre. En plus, le tsunami des maffieuses puissances financières états-uniennes dont celles de la «reconstruction de l'Irak» ne sont qu'un exemple, ces puissances extrêmes qui finissent par venir à bout de tout : celles par qui les Kennedy furent liquidés ; celles qui commanditent l'exploitation vorace des sous-sols pétrolifères éventrés de l'Irak ; celles qui commandité le recomptage des votes de la Floride de l'autre Bush, aux dernières présidentielles ; celles des tzars du copinage, aller-retour, avec les Ben Laden de ce bas monde et par lesquelles, tout récemment et fort probablement, Benazir Bhutto fut inscrite au martyrologe.
Dans un tel contexte, EDWARDS n'a aucune chance de percer. OBAMA et RODMAN (Clinton) n'étant plus du tableau, un MESSIE issu de l'AXE RÉPUBLICAIN DES BIENFAITS DU MAL BIEN FAIT, tirant fortune de ses ébats qui ont toutes les allures et apparences de combats avec les forces alliées du machiavélisme, gardera sa main d'enfer sur le gouvernail de l'ARCHE DE WASHINGTON et son oeil de faucon sur le devenir de la mondialisation occidentale à laquelle collaborent les d'omnipotents Émirs orientaux et autres fervents des poutines du pouvoir.
Gerry Pagé
Ville de Québec
