Vos réactions

Oh mon Dieu, pourquoi ai-je la peau aussi noire?

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Yvon Montoya (yvonmontoya@sympatico.ca)
Envoyé Le mardi 08 janvier 2008 07:00



Au Brésil, aux Antilles, en Afrique et aussi aux États-Unis on fait la différence entre être noir et métis. Ici comme en France, on n'y arrive pas. Comment voulez-vous que l'on change de perspective quand on n'arrive pas à faire ce distinguo. Le journaliste est censé d'informer et non déformer. Il se doit l'honnêteté de dire ce qui est sinon c'est de la désinformation. Cela semble ridicule parce que le journaliste croit que ce qu'il dit est une répétition de ce qui se dit aussi ailleurs. Oui, mais ce qui se dit ailleurs a de l'allure raciste dans la langue. Obama est un américain d'une mère blanche américaine et d'un père noir kényan. Le point le plus significatif est de penser que ce sera la première fois qu'un candidat à la présidence des États-Unis sera MÉTIS. Cela correspond à la réalité du pays que d'ÊTRE de plus en plus MÉTISSÉ comme tous les autres pays occidentaux ainsi que le au Québec. C'est une très bonne nouvelle. Si tous les médias écrivaient/disaient qu'Obama est métis, cela aurait un impact antiraciste fulgurant. Les « informés » se sentiraient plus proches puisque beaucoup sont déjà métissés. Là, sans faire attention, on exclut encore. « Ach, So! Ce n'est pas un noir qui va venir nous donner des leçons maintenant. »
Obama risque de ne pas gagner à cause du fait qu'on le considère comme noir et non métis et encore moins américain. J'ai subi le poids du racisme de la manière la plus ignoble en France et je ne peux oublier cette horreur. Je ne suis pas noir mais je n'étais pas un français de souche. Comme ça fait mal et dans on corps et dans son coeur et dans sa tête. Quand vous voyez votre famille frappée de cette ignoble perception insoutenable. En Occident, on est rapide de pointer son doigt (ou son revolver) vers une autre race et on en est fier. Il y a eu des milliers de personnes mortes pour ça. Cela ne sert à rien de pleurer dans des articles concernant la Shoa ou les génocides si on continue à écrire comme écriraient toutes ces bandes de tueurs assoiffés de sang. On veut nettoyer la planète de la pollution et lutter contre le réchauffement global mais on n'arrive pas à se dépolluer l'esprit. Les mots tuent, on le sait et on a même créé des sciences psychologiques pour tenter de soigner ces blessures. Voyez aussi les homosexuels et leurs souffrances à ce propos.
Si on a inventé la propagande, c'est pour propager des idées et des sentiments dans des textes. Il faut être courageux et honnête pour aller à contre courant car c'est la vérité et on n'a pas le droit de la déformer même si la majorité n'est pas contente dans son brouillard. Obama est un américain d'origine métis mais d'abord et avant tout un homme.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com