Accusé de fraude et de tentative de trafic d'influence - Le maire d'Ottawa doit se soumettre à la prise d'empreintes et de photos
Mots clés : Larry O'Brien, trafic d'influence, fraude, Justice, Canada (Pays)

Photo: Agence Reuters
Arrivé seul à bord de son véhicule, le maire a été rejoint sur place par sa conseillère juridique. La prise des photos et des empreintes a duré une quinzaine de minutes. À sa sortie du poste de police, Larry O'Brien a blagué avec les journalistes en affirmant qu'il avait réussi à obtenir l'appui de trois nouveaux électeurs. Il a toutefois admis qu'il s'agissait d'une journée difficile pour lui et ses proches et qu'il était mal à l'aise avec la situation.
Le maire devra comparaître pour la première fois demain à la Cour de justice d'Ottawa. Son avocat, Vince Clifford, a déjà indiqué le mois dernier qu'il représenterait son client lors de sa comparution puisque le maire n'est pas tenu d'y assister. Demain, le maire doit présider la réunion du conseil municipal et prononcer son discours annuel sur l'état de la Ville.
Les accusations déposées le 10 décembre font référence à des événements survenus entre le 10 juillet 2006 et le 8 août 2006. L'ancien candidat à la mairie, Terry Kilrea, a soutenu qu'il s'était vu offrir 30 000 $ pour le remboursement de ses frais de campagne électorale et une nomination à la Commission fédérale des libérations conditionnelles afin de laisser le champ libre à Larry O'Brien, qui songeait à briguer les suffrages à la mairie. Durant l'enquête, les noms de proches du Parti conservateur du Canada ont fait surface et notamment celui de John Baird, député d'Ottawa-Ouest-Nepean et ministre fédéral de l'Environnement. Ce dernier a toujours dit qu'il n'avait rien à se reprocher. Près de 40 personnes ont été interrogées dans cette affaire.
Depuis le début de cette affaire, le maire O'Brien a toujours clamé son innocence. Il a répété à maintes reprises qu'il n'avait pas l'intention de démissionner de son poste ni de se retirer temporairement de la conduite des affaires de la Ville. C'est seulement s'il était reconnu coupable que le maire serait tenu de quitter ses fonctions.

