Répit sur le marché du brut

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

AFP
Édition du mardi 08 janvier 2008

Mots clés : baril de pétrole, brut, Économie, Énergie, États-Unis (pays)

Le prix du baril de pétrole a perdu plus de 2 $US hier à New York

New York -- Les cours du brut ont perdu plus de 2 $US hier à New York, les investisseurs s'inquiétant de l'impact d'une récession économique aux États-Unis, couplée à un ralentissement de la croissance en Europe, sur la demande d'or noir.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison en février a terminé la séance en baisse de 2,82 $US, à 95,09 $US.

«L'attention des intervenants est de nouveau focalisée sur la santé de l'économie mondiale. Le petit élan apporté en début de séance par les tensions entre la marine américaine et l'Iran a rapidement disparu», a expliqué William Edwards, analyste au cabinet éponyme, en référence à l'incident naval entre des vedettes iraniennes et trois navires de guerre de la Marine américaine qui croisaient dans le détroit stratégique d'Ormuz.

«Au vu de la détérioration de l'économie américaine et du ralentissement en Europe, les cours vont battre en retraite tout au long de la semaine», prédit Mike Fitzpatrick, analyste chez MF Global. Une pause de la croissance aux États-Unis, qui absorbent à eux seuls environ 15 % de la production mondiale de brut, et en Europe, autre gros consommateur d'énergie, pèserait en effet sur la demande de brut. Ce qui détendrait quelque peu les tensions, qui entourent l'offre.

Outre ces spéculations sur une éventuelle baisse de la demande en cas de récession économique, l'hiver anormalement doux dans le nord-est des États-Unis a aussi contribué au repli des cours, soulignent les analystes. La région du nord-est des États-Unis consomme 80 % du fioul de chauffage du pays et le Centre de prévisions météorologiques, prévoit une baisse de 34 % de la demande du fioul de chauffage la semaine prochaine par rapport à la même période il y a un an, selon M. Edwards.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com