Opinion

Lettres: Des politiciens qui se discréditent

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Jean-Serge Baribeau, Sociologue des médias. Montréal, le 5 janvier 2008

Édition du mardi 08 janvier 2008

Mots clés : politiciens, télévision, Média, Publicité, Canada (Pays), Québec (province)

Des politiciens qui font de la publicité pour une émission de télévision ou pour tout autre produit, c'est une grave entorse à la démocratie et à la décence minimale requise de la part de ceux qui, théoriquement, sont là pour servir la population en évitant les situations scabreuses ou les conflits d'intérêt, réels ou apparents.

Alors, il est clair que Jean Charest et Pauline Marois se sont profondément discrédités et rapetissés en faisant de la publicité pour une émission animée par Marc Labrèche.

Dans le même sens, tout politicien responsable devrait y penser deux fois plutôt qu'une avant de participer, de manière trop appuyée, à diverses émissions dites humoristiques. Je pense, par exemple, à Infoman.

Je crois profondément que la «pipolisation» exagérée des politiciens ne peut que pervertir et rabougrir la démocratie et le processus démocratique. Si la tendance se maintient, on va d'ici un an nous annoncer que Stéphane Dion est devenu le roi de la gaudriole et un humoriste de grand niveau. Que nos politiciens aient un certain sens de l'humour, cela ne fait éventuellement qu'ajouter une corde à leur arc. Mais nous exigeons de nos politiciens une certaine grandeur et une certaine hauteur.

J'accepte difficilement la «pipolisation» des politiciens, et l'actuelle tendance me fait craindre le pire pour la démocratie.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com