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Le droit de l'enfant à la connaissance de ses origines biologiques
Je crois que le Québec se distingue. Je soupçonne l'autorité du clergé catholique de faire pression afin que tout reste secret. Il y aurait, dans leur rang, trop de péchés à confesser à ce chapitre. Les excuses de monseigneur Ouellet n'y suffiraient pas. ;-)
L'argumentation de madame Somerville repose essentiellement sur une argumentation éthique : "Le droit de l'enfant doit primer celui de l'adulte qui voudrait qu'on respecte sa vie privée". Elle explique cela par les faits incontestables que les enfants sont plus vulnérables et qu'ils ne peuvent jamais donner leur consentement.
Je suis émotivement et positivement influencé par cette argumentation. En tant qu'enfant adopté, je respecte la volonté de ma génitrice de vouloir conserver l'anonymat mais je lui conteste le droit de me priver de la connaissance de ma lignée biologique. J'ai droit de connaître, mon géniteur, ma fratrie, mes ancêtres et leur histoire. J'ai droit de connaître mon nom "biologique". Il a été écrit qu'une personne (ou un peuple) sans histoire n'a pas d'avenir. Mes enfants s'interrogent aussi et je n'ai aucune réponse à leur offrir. Je me console en leur disant que je suis le premier de la lignée qui va suivre.
Pour la partie concernant la reproduction artificielle d'un foetus, je m'intéresse à cette nouvelle problématique. Je suis évidemment d'accord lorsqu'elle dit que ces techniques doivent servir à corriger des anomalies de la nature (l'infertilité). Je suis sensible à l'argumentation dénonçant l'utilisation abusive des nouvelles technologies (ex: ovule et sperme d'une personne décédée). Par ailleurs, elle soulève la question éthique du droit d'un homme et d'une femme célibataire qui désire un enfant sans conjoint de sexe opposé ou les couples gais.
Sur ce dernier point, on s'interroge aussi sur l'impact de l'environnement sur l'activation des gènes. Quel est l'impact de l'absence d'un sexe sur le développement intégral de l'enfant? Sur cet aspect , je me range du côté de madame Somerville qui affirme :..."que l'homme et la femme jouent des rôles complémentaires dans l'éducation des enfants. Les femmes tendent à développer l'empathie, la compassion et la patience chez l'enfant tandis que les hommes transmettent le courage, le goût du risque et la persistance". Si on refusait de reconnaître cela, que resterait-il à l'homme?
