France - La cote de confiance de Nicolas Sarkozy est en chute
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Photo: Agence Reuters
Depuis juillet, en pleine période d'état de grâce post-élection, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy a reculé de 17 points.
Le premier ministre, François Fillon, subit lui aussi une baisse de popularité, moindre toutefois que celle du chef de l'État. Les Français sont 42 % à lui faire confiance (-3) et 39 % à se défier de lui (inchangé).
David Martinon, porte-parole du président, a estimé que les variations de popularité n'avaient pas d'impact sur la conduite des affaires par Nicolas Sarkozy. «Quel que soit l'état de la popularité du président de la République, ce n'est pas cela qui l'empêchera de faire des réformes», a-t-il dit sur France 2. «Il est là pour essayer de faire des réformes et c'est ce qu'il va faire», a-t-il ajouté.
Selon un autre sondage LH2, à paraître aujourd'hui dans Libération, les Français approuvent à 72 % la politique d'ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy, mais jugent négativement à 62 % son action en faveur du pouvoir d'achat.
Dans cette étude, effectuée les 4 et 5 janvier, 60 % des personnes interrogées estiment en outre que le chef de l'État donne une bonne image de la France sur la scène internationale. Ils sont cependant 63 % à estimer que le président de la République affiche trop sa vie privée.
Pour Yves Jégo, député UMP de Seine-et-Marne, cette chute de popularité de Nicolas Sarkozy illustre avant tout l'impatience des Français, qui attendent des résultats de la politique économique du gouvernement. «Il n'y a pas de signal d'alarme. Il y a le signe de l'impatience des Français [...] Les Français veulent du changement, ils veulent maintenant voir des résultats rapides», a-t-il déclaré hier sur RTL.
Claude Bartolone, député PS de Seine-Saint-Denis, juge quant à lui que l'opinion publique a modifié le regard qu'elle porte désormais sur le président de la République.
«Les Français sont en train de se rendre compte de l'écart qu'il y a entre la campagne qu'a eu l'occasion de réaliser Nicolas Sarkozy et la réalité de sa politique», a-t-il estimé également sur RTL.

