Vos réactions
@Yves Poitras. Quelle chance et merci pour la recette.
- Le rôti de palette et les pièces de porc (des pièces de viande qu'il fallait mijoter longtemps étaient les moins chères)
- tous les restes de viande cuite,
- restes de patte de cochon,
- restant de cretons,
- restes de rôti,
- des petits morceaux d'oignon tranchés + d'autres oignons,
- un mélange de maïs en grains,
- un mélange de maïs en crème,
- quelques restes, comme des petits pois,
- un restant de soupe,
- n'importe quoi
- des patates,
- restes de carottes,
- restes de navets,
- restes de patates jaunes,
- du lait,
- du beurre (falcutatif).
Mon père, très jeune, ne mangeait jamais de viande et sa famille non plus. À la pèche, il mangeait sur les chalutiers du pain et des poissons péchés la nuit. Ma grand-mère ne mangeait que des patates et du poisson. Ma mère faisait crédit pour le lait. D'autres comme en Bretagne, ne mangeaient qu'une soupe de gruau et au cours des mariages aussi et là, on voyait arriver les invités avec autour du cou une cuillère en bois magnifiquement sculptée qui se pliait en deux avec un petit trou pour y passer la ficelle comme collier. Elle servait d'ustensile pour le repas des mariés dont la famille ne pouvait fournir ni l'assiette ni la cuillère ni le verre (en vérité, ils avaient des bols en bois) et c'était pour la soupe au gruau parfois accompagnée de lard. J'ai travaillé avec des paysans bretons et ils mangeaient du pain coupé en tranche, un peu de beurre, un peu de lard. En Espagne, on mangeait les Migas (huile d'olive, ail et reste de pain). Je ne vous parle pas de ce qu'on mangeait en Tchécoslovaquie pour le petit déjeuner à l'époque communiste, on va croire que vos « restes » sont ceux d'un 6 étoiles dans la restauration.
Si je vois vos « restes », c'était Byzance au Québec à l'époque de vos grands parents. Pour avoir ces « restes », il a bien fallu avoir le tout avant. Quelle chance. Merci pour la recette.
