Qui-vive en son château?

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Guylaine Massoutre
Édition du samedi 05 et du dimanche 06 janvier 2008

Mots clés : littérature, Julien Gracq, Livre, Culture, Québec (province)

Gracq laisse une œuvre provocatrice et inextinguible

Si la disparition de Julien Gracq, dont la pensée incisive et la liberté inouïe ont marqué la seconde moitié du XXe siècle, laisse les lettres en deuil, son œuvre est complète. Critique intransigeant, d’une fidélité absolue à ses amis — les pages qu’il consacre à André Breton, en 1948, n’ont rien perdu de leur éclat —, cet élève de l’éveilleur philosophe Alain fut un esprit aussi courtois que brillant, hostile aux prix littéraires comme à la gloire médiatique. Il défendit sereinement sa volonté d’une paix recueillie et discrète.

















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