À voir à la télévision le samedi 5 janvier - Des rues pavées de sang
Mots clés : Martin Scorsese, Cinéma, États-Unis (pays)
Ce projet était devenu une obsession et il aura fallu à Martin Scorsese 25 ans de patience, et quelques luttes épiques (entre autres avec le studio Miramax), pour le concrétiser. Les Gangs de New York (2002) était depuis longtemps attendu car le réalisateur de Taxi Driver et Goodfellas signait sa première véritable saga historique, plantée au coeur d'une ville qu'il connaît mieux que personne.
Les Gangs de New York, c'est d'abord, et surtout, l'histoire d'une vengeance, elle aussi obsessionnelle. Amsterdam Vallon (Leonardo DiCaprio) a vu son père tué par son ennemi juré, Bill the Butcher (Daniel Day-Lewis, rien de moins que sublime), chef d'un clan puissant. Quelques années plus tard, devenu un homme, il s'infiltre dans ce groupe et gagne la confiance de Bill, qui le considère comme son propre fils. Amsterdam l'observe de très près pour mieux trouver la faille, et ainsi accomplir le but (sanglant) qu'il s'est fixé: venger la mort de son père.
Les inconditionnels de Martin Scorsese -- ils sont nombreux et fervents -- admettent, du bout des lèvres, que Les Gangs de New York n'est pas son meilleur film. Sa sortie, retardée d'un an, était précédée de rumeurs de toutes sortes, pas toujours très élogieuses, donnant à la production un statut d'oeuvre maudite... Mais peu importe: ce bouleversant regard sur les origines de l'Amérique demeure d'une troublante actualité, servi par une mise en scène baroque qui aurait fait baver d'envie Luchino Visconti (un des cinéastes préférés de Scorsese).
Cinéma / Les Gangs de New York, Télé-Québec, 21h30

