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La mémoire des états-uniens va-t-elle «encore» flancher?
Par quelle autre hypothèse que celle de LA BOULIMIE POUR LES ORGIES DU POUVOIR, Hilary Rodman Clinton peut-elle s'imaginer devenir la prochaine occupante du bureau ovale de la Maison Blanche, là où son illustre époux a donné livre cours à toutes ses pulsions sexuelles avec Monica Lewinsky, pulsions qui ont maculé autant la crédibilité de son époux que la sienne et celle de sa garde la plus serrée?
Après LA FOLIE DU POUVOIR dont souffrait Bill Clinton, peut-on imaginer L'HYSTÉRIE DU POUVOIR dont souffre Hilary Rodman, l'autre Clinton? Cette ex-first lady n'a pour seule arme que les pétards mouillés dont la plupart sont éméchés, ces pétards qui obstruent les canons de ses charges émotives, agressives et potentiellement explosives dont les états-uniens se seraient passés, bien volontiers.
Cette VA-T-EN-GUERRE CULOTÉE ET FIÈRE DE L'ÊTRE n'a-t-elle pas voté pour la guerre en Irak? Cette sénatrice d'occasion qui a évacué les problèmes légaux liés à son parachutage dans l'État de New York, en 2000 et qui a été réélue, en 2006, grâce à l'impopularité de Geroge W. Bush,n'a-t-elle pas «applaudit et soutenu les efforts et le leadership du Président dans le conflit contre l'Irak»? N'a-t-elle pas proclamé, dans un discours au Council on Foreign Relations : «J'étais de ceux qui ont voté l'autorisation au Président Bush pour utiliser les forces militaires contre Saddam si nécessaire. Je continue à croire que ce vote affirmatif était le bon. Et j'y tiens». Comment les membres du Club des FOH (Friends of Hilary) peuvent-ils aussi tarés et comment les états-uniens pourront-ils être à ce point «perdus» dans les brouillards des fantasmes de leur imaginaire hollywoodien et dans les dédales de leur obésité intellectuelle, pour faire oublier et pour oublier :
- que cette avocate que l'on dit brillante ait délibérément menti, en en appuyant sans réserve son Bill chéri devenu conférencier multimillionnaire, après avoir passé, le plus scandaleusement qui soit, à un poil de la destitution, alors qu'elle niait et nie toujours tout ce qu'il a fini par avouer avec autant d'ostentation, d'ailleurs, dans «Ma Vie», en regard de ses «ovales» relations «extra-conjugales» avec, entre autres Monica L. et Paula J. ;
- que cette baby-boomer a fait l'objet d'enquêtes judiciaires dont aucune n'a abouti; celle à qui il fut publiquement reproché son obstruction, dans l'enquête sur la mort du conseiller présidentiel Vince Foster ;
- celle qui a placardé sans vergogne les tenaces fantômes de Whitewater ; cette potiche de tous les opportunismes politiques dont le nom est prononcé par les états-uniens et les élus républicains et nombre d'autres, avec le même mépris que celui d'un Ted Kennedy ;
- celle que l'on étiquette, dans tous les milieux de pouvoir, «d'infâme libérale», gauchiste et progressiste, populiste et opportuniste, ayant fait des études dans les grandes universités de l'Yvy League ;
- celle dont le statut conjugale, aux dires des plus crédibles et sagaces observateurs de «la chose», tient par les colles que lui ont sur-appliquées les deux plus ambitieux avocats de l'ère baby boom ;
- la sénatrice qui a évacué les problèmes légaux liés à son parachutage dans l'État de New York, en 2000 et qui a été réélue, en 2006, grâce à l'impopularité de Geroge W. Bush ;
- cet amalgame de toutes les contradictions, pistonnée par l'overdose de l'opportunisme électoraliste 2008, cette fervente de la guerre en Irak et en Alghanistan, de la peine de mort et de l'immigration clandestine, qui a (malgré certaines avances théoriques, larguées par les médias commandités) une très large cible dans le dos, une cible dont l'envergure dépasse celle de ses quelques succès et flamboyantes sauteries ambitieuses.
Le passé d'Hilary Rodman Clinton la poursuit. Ce passé se conjugue au présent et en présence d'un futur antérieur auquel elle ne pourra échapper. La femme, si brillante avocate soit-elle et si culottée First Lady fut-elle, sera rattrapée par un passé-trouble dont les états-uniens ne peuvent oublier ni égarer le souvenir. Le «passé trouble» d'Hylary Rodman Clinton a déjà profité au prometteur Barack Obama, alors qu'au caucus de l'Iowa, le 3 janvier dernier et à l'encontre des prétentions médiatiques, elle se classait derrière Obama et Edwards.
Gerry Pagé
Ville de Québec
