Vos réactions

Un commentaire sur un commentaire

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Remi Couture
Envoyé Le vendredi 04 janvier 2008 17:00



J'ai trouvé déplorable les conclusions de monsieur Morris sur l'incapacité des Québécois à gérer des grands travaux. Son commentaire est un exemple navrant d'analyse facile ou des faits non reliés sont amalgamés pour en tirer la conclusion que l'on veut (l'incompétence règne au Québec).

Premièrement, c'est une chose que l'UQAM soit mal géré. Son personnel devra changer sa façon de travailler (travailler plus efficacement), même si ça ne plait pas à tous. Félicitons-nous que la lumière soit faite sur le scandale et que les abus soient dénoncés sur la place publique.

Deuxièmement, pour chaque argument que M. Morris avance pour dire, en somme, que les Québécois sont des incapables, on peut avancer un contre exemple. Richesse ne rime pas avec intégrité, regardez le PDG d'Enron et Lord Black. On ne peut pas affirmer que les Québécois sont plus incompétents que d'autres à gérer les fonds publics. Comparez seulement la gestion de la crise du verglas d'il y a dix ans et l'ouragan Katerina en Louisiane!

Troisièmement, M. Morris énumère une liste de projets où les coûts ont été dépassés (Métro, échangeur de l'Acadie et rajoutons pour la bonne mesure, l'aéroport de Mirabel et le stade Olympique). A lire cette liste, on pourrait croire qu'on ne fait rien de bon. Mais avant de conclure que la pagaille règne dans les finances publiques, il faudrait voir si dans les autres pays, la situation est meilleure ou pire (et si j'en juge par ce que j'observe en Europe, on est plus dans le meilleur que le pire). Il faut aussi regarder nos bons coûts. On a investi dans l'Hydro-électricité, pas le nucléaire. On a investi beaucoup en éducation et on a un des meilleurs systèmes d'éducation au monde. On peut finir des projets avant terme, comme la dernière centrale d'Hydro sur la Péribonka (3 mois d'avance).

Qu'il y ait des problèmes à l'UQAM, c'est une chose, mais de la à dire que les Québécois érigent l'incompétence en système, c'est du misérabilisme, teinté de misanthropie.

Je suis un Québécois qui demeure depuis dix ans à l'étranger. Donc, le point de vue du minoritaire et de l'émigrant, je connais. Je n'aime pas quand on caricature des peuples, n'importe lesquels, et cette absence du Québec m'a fait réaliser que nous sommes une des sociétés les plus tolérantes et les plus intègres. Mais, à lire le blog de M. Morris et ses commentaires faciles sur les juifs hassidiques (27 décembre) et la médiocrité qui l'entoure, je souhaite que M. Morris descende de sa montagne et parcoure le monde (pas juste les Etats-Unis svp). Quand on se compare, on se console.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com