Un des très nombreux problèmes de gestion des universités québécoises est qu'elles sont gérées par des professeurs nommés vice-recteurs ou recteurs qui, une fois leur mandat (deux au maximum) complété, vont redevenir professeurs et retourner à l'enseignement et la recherche. Les vice-recteurs et recteurs ont donc avantage à octroyer aux professeurs les meilleures (lire "farfelues et exagérées") car s'ils ne se trouvent pas un bon job peinard du type sous-ministre adjoint après leur mandat, ils redeviennet professeurs. En somme, les vice-recteurs et recteurs négocient les conditions des professeurs pour... eux-mêmes.
C'est une aberration. C'est comme si les membres de la haute direction d'une compagnie négociait avec un syndicat, sachant que fort probablement ils y retourneraient dans 4 ou 8 ans.