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Encore une analyse tronquée

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Sonja Wresch (reinhanne@gmail.com)
Envoyé Le vendredi 04 janvier 2008 10:00



Une grande partie des profs de l'UQAM enseignent en fait PLUS que leur charge de travail. Le déséquilibre dont parle l'étude ne vient pas d'une tâche trop faible, mais des responsabilités administrative assumées par les prof, qui entraînent des dégrèvements. L'Article le mentionne en passant, mais c'est essentiel. Il y a là deux questions distinctes : la structure administrative, et la tâche d'enseignement des profs (qui augmente d'année en année). Si la seconde semble, en chiffres, faible, c'est que les profs doivent aussi s'occuper de la première. Que cette forme de gestion soit à revoir, c'est une chose, qu'on puisse conclure d'un chiffre (2 unité au lieu de 4) que les profs travaillent peu en est une autre : c'est un mensonge pur et simple. Il faudrait voir la situation d'ensemble, et la comparer avec ce qui se passe dans les autres universités pour comprendre la situation.

Encore une fois, on tire sans nuance sur la ligne de front, sans chercher à comprendre les choses, mais dans l'unique but de trouver un coupable le plus vite possible. Quoi de mieux que le prof, ce travailleur jugé indolent (mais travaillerait-il plus que certains journaliste?) et trop bien payé - moins bien que n'importe quel ingénieur, mais comme il ne construit rien de concert, on juge son travail inutile...
Si on cherchait à comprendre vraiment les choses au lieu de se satisfaire de pointer de faux coupables, on avancerait peut-être plus vite. Le journaliste y a sa part de responsabilité : il peut bien s'attribuer des lauriers sous prétexte que Le Devoir a dévoilé le désastre financier de l'UQAM, mais c'est oublier que les étudiants eux-mêmes ont plusieurs mois plus tôt sonné l'alarme sur le danger de ces projets immobiliers. Qui les a écouté ? Personne. Si les journalistes avaient, à ce moment-là, fait leur travail d'enquête, ils se seraient montré utiles. C'est toujours facile, après coup, de pointer les erreurs des autres tout en s'attribuant tous les mérites... Qui un jour a raconté à ce sujet une jolie histoire de poutre et de paille ?

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