Vos réactions
Encore une analyse tronquée
Encore une fois, on tire sans nuance sur la ligne de front, sans chercher à comprendre les choses, mais dans l'unique but de trouver un coupable le plus vite possible. Quoi de mieux que le prof, ce travailleur jugé indolent (mais travaillerait-il plus que certains journaliste?) et trop bien payé - moins bien que n'importe quel ingénieur, mais comme il ne construit rien de concert, on juge son travail inutile...
Si on cherchait à comprendre vraiment les choses au lieu de se satisfaire de pointer de faux coupables, on avancerait peut-être plus vite. Le journaliste y a sa part de responsabilité : il peut bien s'attribuer des lauriers sous prétexte que Le Devoir a dévoilé le désastre financier de l'UQAM, mais c'est oublier que les étudiants eux-mêmes ont plusieurs mois plus tôt sonné l'alarme sur le danger de ces projets immobiliers. Qui les a écouté ? Personne. Si les journalistes avaient, à ce moment-là, fait leur travail d'enquête, ils se seraient montré utiles. C'est toujours facile, après coup, de pointer les erreurs des autres tout en s'attribuant tous les mérites... Qui un jour a raconté à ce sujet une jolie histoire de poutre et de paille ?
