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Un 11@12 de «petits biscuits ben secs» !
Par contre et grâce aux techniciens d'une imagerie promotionnelle fort réussi, bien qu'EXAGÉRÉMENT COÛTEUSE ET PRÉTENTIEUSE, à plus d'un égard, une grosse carte portale de la stature et de la carrure architecturales de la Vieille, enjolivées de la brillantine qu'y ont mise les artificiers et boucaniers de l'opaque transparence 2008, envahiront tous les comptoirs des bricoles et des babioles que se tape le tourisme de grignotis et grignotines. Les cassettes seront récupérées par les exploiteurs de «la Muséale Capitale», les bons et fidèles amis du gradué de Harvard et ex-pdg promu aux relations internationales de la Douma burlesque du 400e, qui tenteront de faire le négoce des tableaux les plus aptes a la communalisation, avec les habitués consommateurs de leurs pompes et d'en exposer les plus fabuleux, pour le plus grand plaisir des «amis des beaux arts», au débit desquels ils siphonnent leurs crédits.
Avec une petite gang d'histrions, QUÉBEC 2008 a pris une batinse de débarque qui marquera l'histoire des falbalas de fortune et tombolas opportunes, cette spécialité des camelots de la camelote et du clin clan touristiques. Au char allégorique de l'INTRO 2008, il ne manquait que le zouf Mike Ward, le punché Peter MacLeod, quelques nantis de la Colonie des zartistes ainsi que quelques divas débridées et abrutis adonis des cartons et canons de la télé-réalité.
Le bon peuple s'était fait leurrer et, pour ajouter l'injure à l'insulte, il s'est fait beurrer, alors qu'à la Place D'Youville, devenue le plus grand studio plein-air de la secte médiatique et de ses étenderies, seuls les quelques centaines de citoyens, sans animation ni mise en appétit, n'ayant d'autre choix que de contempler des amas de ferraille, seuls ces braves citoyens qui avaient foulé le macadam plus de 4 heures avant le lancement, ont pu assister de visu, à la parade des impromptus d'une hystérie tout droit sortie de l'imaginaire de la «Gang à Bouchard», comme on les surnommait de façon tout aussi vive qu'incisive, depuis un certain temps, un peu partout dans la zone contiguë du spectacle de leur va et vient.
Ayant englouti des faramineux millions de «nos taxes commanditaires» dans ce « BYE BYE 2007 & HI HI 2008», ayant espéré un - 30e et pris pour acquis qu'ils ne seraient pas dérangés par plus que quelques cents représentants du joyeux mixte badauds/flâneurs côtoyant picolleux/poteux, les «dialecticiens» de QUÉBEC 2008 avaient complètement oublié de prévoir et d'organiser la sécurité et la protection des citoyens. De toute façon, ils n'avaient fort probablement plus les moyens d'en défrayer les coûts, d'autres intérêts ayant rempli jusqu'à débordement, l'agenda de leurs engagements prioritaires et leurs empressements forfaitaires. À toute fin pratique, c'est en réussissant un tel échec que le principal occupant de la loggia de QUÉBEC 2008, ses émoluments et appointements l'y suivant, fut parachuté aux moucharabiehs des relations internationales du SOMMET QUÉBEC 2008 (pétons donc) dont les pistes ne feront qu'embrouiller les traces, alors que la très respectable doyenne du Royaume Uni fut sauvagement culbutée par les nationalistes commissaires de la Capitale et al, alors que le Pontife de la catholicité romaine devra éviter d'y être conspué par les athées et les intégristes qui ne se sont pas accommodés des excuses de son Nonce et Primat, alors qu'à l'opposé, on verra probablement sortir du Maurice ou du Dagobert, Sarko et sa Carla, tels deux ados en rut et en mode «cul sec». Ce n'est qu'un début et ce n'est pas pour demain, la fin de la «rigolade» !
Malgré ces déboires de la flamboyance accrédité, ajoutés aux décomptes de la jactance ampoulée; malgré bien d'autres flops, dans un monde où les ratés des artistes de la scène sont un spectacle en soi; en dépit de l'assomption du Grand Festivalier de Québec au sein de la fastueuse et secrète DOUMA QUÉBEC 2008, LES QUÉBÉCOIS, ÉTANT FAITS FORTS ET AYANT LA STATURE, LA CARRURE ET L'ALLURE REQUISES, se feront des fêtes, à la mesure de leur esprit créatif, à la mesure de leur enthousiasme festif des plus communicatif, à la mesure de leurs moyens respectifs. Ils festoieront aux moments qui leur conviendront, de la façon qui leur conviendra et en des lieux qui pourront accueillir le souffle et les rires de leur légendaire convivialité, laissant les badauds du tourisme leurré et les kids kodaks du n'importe quoi, aux soins des sherpas du 400e.
À Québec, comme au Québec, les gais lurons et les joyeux fêtards finissent toujours par exprimer leur débordante joie de vivre, comme ils arrivent toujours à trouver, sans trop d'efforts ni coûts inutiles et trop souvent scandaleux, toute la place nécessaire à son expression collective.
VIVEMENT QUÉBEC.
Gerry Pagé
Ville de Québec
