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Miroir, miroir, cher dictateur

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Daniel Laguitton
Envoyé Le jeudi 03 janvier 2008 10:00



N'y a-t-il pas une leçon à tirer de l'insatisfaction exprimée par rapport à l'image qu'un "show" de 45 minutes a projetée de (du ?) Québec ?
Le désir de projeter une image est en soi aussi problématique (ou plus) que l'insatisfaction de l'image que l'on pense avoir projetée. Qui projette quoi ? D'aucuns pourraient lire dans la critique qui évoque un "ratage historique" la projection d'un impressionnant souci de l'image du Québec.
Qu'aurait été un spectacle en tous points génial ? (je ne l'ai pas vu donc je ne me prononce nullement sur le génie de celui qui a été présenté à Québec mais sur le ton de la critique) : une foule en délire ? en transe ? en prière ? en larmes ? en silence ? en orgie ? en costumes d'époque ? à poil dans la neige ? en danse ? en ateliers de réflexion ? s'amusant follement ?
Est-il vraiment raisonnable (utile, honnête, etc.) de vouloir tout de suite transformer une occasion festive, même pour un anniversaire de ce calibre, en tribune internationale à la manière dont on a fait des jeux Olympiques un gigantesque clip publicitaire ? Le faire est se soumettre pieds et poings liés à la dictature de l'image et à la course toujours perdue d'images qui s'éloignent de plus en plus de la réalité.
Quand la poudre aux yeux n'est pas assez bonne, une solution à laquelle on ne pense pas souvent est, plutôt que de changer de poudre, de changer d'yeux.
Bonne année et bon anniversaire, Québec !

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