Primaires américaines - L'Iowa, boîte à surprise
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Des Moines -- Le débat devient plus âpre entre les prétendants à la Maison-Blanche alors que trois jours seulement les séparent de la première consultation en vue de désigner le candidat de chaque parti et que les sondages indiquent un resserrement de l'écart entre les favoris des deux camps.
Des militants font du porte à porte pour convaincre les indécis, les chaînes de télévision locales diffusent régulièrement des spots publicitaires en faveur ou en défaveur de tel ou tel candidat. Selon un sondage publié par MSNBC, l'ancien sénateur de Caroline du Nord et ancien candidat à la vice-présidence des États-Unis John Edwards arrive en tête des démocrates dans l'Iowa avec 24 % d'intentions de vote, devant Mme Clinton (23 %) et M. Obama (22 %). D'autres sondages publiés la semaine dernière indiquaient que M. Edwards était le seul démocrate en mesure de battre n'importe lequel des candidats républicains à l'élection présidentielle de novembre. Samedi soir, au cours d'une réunion électorale à Des Moines devant plus d'un millier de personnes, M. Edwards a rappelé à plusieurs reprises qu'il était le seul capable de ramener un démocrate à la Maison-Blanche.
Un autre sondage publié hier continue de placer en tête Mme Clinton (31 % d'intentions de vote) devant MM. Obama (27 %) et Edwards (24 %).
Mme Clinton, qui fait la course en tête au niveau national, n'a pas exclu de réaliser une relative contre-performance dans l'Iowa. Mais, a-t-elle fait remarquer sur la chaîne ABC News, la course à la Maison-Blanche s'apparente à un marathon et dès le 8 janvier, cinq jours seulement après les caucus, d'autres primaires auront lieu dans le New Hampshire et, le 5 février, une vingtaine d'États, dont la Californie et New York, feront entendre leur voix.
«Mon expérience est unique», a affirmé Mme Clinton, rappelant qu'elle avait passé huit ans à la Maison-Blanche au côté de son mari Bill Clinton et que «oui, elle avait participé à la marche de l'histoire». «La sénatrice Clinton défend le système en place à Washington», a répondu indirectement John Edwards interrogé sur CBS. «Je ne crois pas qu'on puisse à la fois défendre un système qui ne marche pas et apporter le changement nécessaire», a ajouté celui qui s'est fait l'avocat des classes moyennes contre les grandes compagnies de l'industrie pharmaceutique et des assurances qui, selon lui, font la pluie et le beau temps à Washington.
Dans le camp républicain, l'ancien gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney a repris l'avantage avec 27 % d'intentions de vote contre 23 % à l'ancien gouverneur de l'Arkansas Mike Huckabee, selon le sondage de MSNBC. M. Huckabee, qui avait réalisé une spectaculaire percée dans les sondages ces dernières semaines, est devenu la cible de ses principaux rivaux notamment Mitt Romney qui a lancé cette semaine une large campagne publicitaire sur les chaînes de télévisions locales pour dénoncer les faiblesses supposées de l'ancien pasteur baptiste.
Samedi, lors d'une réunion électorale à Indianola, M. Huckabee, visiblement affecté par cette campagne négative, a dénoncé la «malhonnêteté» de M. Romney. Les divisions du camp républicain affectent les électeurs. Alors que les trois principaux candidats démocrates attirent des centaines de personnes à chacune de leur réunion, les réunions des républicains, y compris samedi une réunion de Rudy Giuliani, attirent au mieux une centaine de personnes.

