Acura TSX - Une japonaise avec du caractère
Mots clés : route, Acura TSX, Transport routier, Automobile, Japon (pays)

Toute garnie
Chez Acura, on ne perd pas de temps avec des versions x, y, z et des options qui n'en finissent plus. La TSX n'est offerte qu'en une seule configuration, soit une berline à quatre portes, à laquelle peut s'ajouter un seul groupe d'options (Navi, pour le système de navigation par satellite). Plutôt que d'imiter BMW, Mercedes et compagnie, qui n'en finissent plus de rajouter des suppléments ($), Acura a choisi d'y aller avec un équipement de série richement garni.
À l'intérieur, on est en terrain connu: Acura et Honda font partie de la même famille, il n'y a aucun doute possible. Et en ce qui me concerne, c'est très bien ainsi: en matière d'habitacle, c'est ce qui se fait de mieux chez les japonaises, à l'oeil comme au toucher.
Les cadrans électroluminescents du tableau de bord facilitent la lecture et, visuellement, l'effet est réussi. L'expression user friendly décrit fort bien l'habitacle: on s'y sent tout de suite à l'aise. Les commandes sont simples et faciles d'accès, il y a du rangement en abondance, et l'espace ne fait jamais défaut, à l'avant comme à l'arrière.
Les conducteurs sportifs apprécieront les baquets, autant pour leur revêtement en cuir perforé que pour leur confort et le maintien qu'ils procurent. Ils apprécieront également les pédales en aluminium et le levier de vitesse en titane, gainé de cuir. Résumons: c'est aussi luxueux que sportif et c'est assemblé avec rigueur. Du très beau et très bon travail.
Les bienfaits de la simplicité
Encore une fois, Acura a choisi la simplicité, tout en faisant différent. Pas de propulsion ou de rouage intégral, pas de motorisation suralimentée à 4 cylindres ni de V6; la TSX est mue par un 4-cylindres atmosphérique -- la seule motorisation offerte -- et ses roues motrices logent à l'avant. Avant de faire la moue, sachez que ledit 4-cylindres raffole des hauts régimes, en bon moteur Honda qu'il est, et qu'il génère tout de même 205 chevaux.
La boîte manuelle à 6 rapports l'exploite à son mieux et elle devrait servir d'exemple à la concurrence, toutes nationalités confondues: elle est tout simplement parfaite. La boîte automatique séquentielle à 5 rapports n'a pas à rougir, mais force est d'admettre qu'elle ne distille pas le même plaisir. Les ingénieurs de Honda ont évité l'erreur de leurs homologues européens en concevant des dispositifs de sécurité active (ABS, antipatinage et contrôle de stabilité) qui n'altèrent pas l'agrément de conduite -- ou si peu.
Berline sport
La TSX possède les qualités requises pour séduire les amateurs de conduite sportive. Même s'il s'agit d'une traction, elle n'est presque pas affectée par le sous-virage et la suspension à double levier triangulé, une configuration chère à Honda, neutralise le roulis avec doigté.
Sur un parcours sinueux, la TSX se montre agile et très incisive, bien servie par sa direction précise. De toute façon, Honda avait déjà fait la preuve, avec la défunte Prelude, qu'une traction pouvait procurer une bonne dose de plaisir.
Si la marque Acura a gagné ses galons, ce n'est certes pas grâce à ses berlines. Fades et ennuyeuses, les défuntes Vigor, Legend et la TL de première génération n'ont jamais constitué une véritable menace pour les réputées berlines de luxe allemandes. Avec des modèles comme la TSX et la TL, le vent a tourné: elles ont enfin du caractère. Tout en conservant les atouts qui étaient déjà propres aux Acura: un rapport qualité-prix nettement supérieur à celui des berlines de luxe européennes et, contrairement à ces dernières, une fiabilité à toute épreuve.
Collaborateur du Devoir
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FICHE TECHNIQUE
- Moteur: 4 cyl. 2,4 litres
- Puissance: 205 ch
- 0-100 km/h: 7,8 s
- Vitesse maximale: 215 km/h
- Consommation: 9,9 litres/100 km
- Échelle de prix: 37 400 $ à 38 900 $
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