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Que la Fête des Québécois continue!
Au-delà de toute attente, plus de 50 000 gais lurons, joyeux fêtards et heureux flâneurs de 7 à 77 ans ont chanté, ont dansé et se sont fêtés, dans l'allégresse, dans la convivialité typiquement québécoise et nordiste. Tout ce beau monde a fait preuve d'une conduite collective «massivement exemplaire». Les saoulons de la St-Jean, venant pour la plupart du «Québec profond», n'y étaient pas, à part les quelques biberonneurs bigarrés, entassés sur le toit de la station Place D'Youville, mais tenus en respect par une foule disciplinée dont la carrure imposait toutes les circonspections usuelles, en cette occasion historique. Pour la circonstance, l'autodiscipline a franchi le cran des arrêts... Par contre, le nouveau maire a annoncé vouloir inscrire ces rassemblements au calendrier des 31 décembre de «sa» Cité, la nôtre. Face à cette épisodique promesse électoraliste, quelqu'un devra lui rafraîchir la mémoire, avant que ça ne redevienne les orgiaques attroupements de carnavaleux paquetés et foireux drogués et bagarreurs déchaînés qui ont forcé le transport du château de glace et des rassemblements de la Place D'Youville à la Colline parlementaire ainsi que l'aménagement d'une Plazza Christie sur les Plaines.
Comme tout n'est jamais parfait, il y eut une faille magistrale qui ne peut passer sous silence. Une bavure organisationnelle qui n'a d'égale que celle de nos insupportables viaducs nationaux! La sécurité n'était aucunement présente. Pas davantage à Place D'Youville que n'importe où, dans son arrondissement immédiat. Si un imprévisible accident, une défaillance de quelque nature, un bris d'aqueduc, la chute d'une des plates-formes très lourdement chargées ou quoi d'autre encore étaient survenus, aucun ambulancier, aucun pompier, aucun policier ne pouvait intervenir. C'aurait été une catastrophe, la panique et ses malheureux encombres. Cette priorité aurait dû passer bien avant l'opportuniste étalage des «petits biscuits Leclerc», représentant la culture entrepreneuriale québécoise, à la foire internationale de Noël, à Strasbourg.
Grâce à une météo bienveillante sur mesure et dont les joyeux flocons ajoutaient aux charmes de l'imagerie, la bagosse d'esprits n'avait trouvé ni prétexte, ni excuse, pour ses flots carnavaleux habituels. En somme, il y a eu un «Bon Dieu» pour les Innocents, en considération du manque absolu de prévision et d'organisation sécuritaires, un vice d'irresponsabilité inexcusable, à tous égards, qui ne dore d'aucune façon le blason des verbeux des primats et magnas de Québec 2008, qui pompent en notre nom.
Conclusion! «Que la Fête qui a si bien commencé, continue et que les Québécois prennent toute la place qui leur conviendra, de la façon qui leur conviendra et aux moments qui leur conviendront. Que les Québécois prennent d'assaut leur Québec, laissant les touristes et curieux badauds aux soins des sherpas du 400e»!
Gerry Pagé
Ville de Québec
