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L'holocauste avant Champlain
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Le pavillon rappellera aux visiteurs que l'Espagne, la France, la Russie, et l'Allemagne ont eus leur période antisémite et ont expulsé des juifs de leurs territoires, mais pas un mot sur l'Angleterre qui non-seulement les expulsait mais leur fermait carrément la porte d'entrée. Les officiers juifs qui accompagnaient le Général Hamerst pour envahir Montréal l'étaient incognito, sinon ils n'auraient même pas pu s'embarquer.
Silence aussi sur le fait que ce sont de riches marchants juifs Danois qui contrôlaient et étaient propriétaires de l'industrie de l'esclavage dans le Nouveau Monde, et ce, jusqu'à son abolition.
Même silence sur le fait que c'est l'Anglais qui a tout fait pour empêcher Heziekel Hart, premier juif élu au Canada, de siéger à l'Assemblée de Québec en 1807, silence qui laisse croire que ce sont les Québécois. Pas un mot pour dire que c'est le gouverneur anglais qui alla jusqu'à expulser Hart qui ne siégera jamais et que l'Anglais fesait celà, avec la complicité du haut clergé catholique, pour détruire le rapprochement amical entre Québécois et juifs. Les juifs deviendront alors les collaborateurs de l'occupant anglais dans le but de se faire accepter dans les cercles du pouvoir et de la bourgeoisie. Même une génération plus tard, lorsque le Québec passera l'acte qui assure les mêmes droits civils et politiques aux juifs, l'Anglais refusera la présence des juifs.
Puis on raccontera dans ce pavillon du révisionnisme historique que l'immigration massive de juifs fuyant la Russie sont différents des juifs britanniques (arrivés avec l'envahisseur) par leurs "nouvelles idées et leur combat pour le socialisme". On rappellera le juif Lea Roback, de Côte de Beauport, vers 1900, qui deviendra un des grands chefs de syndicats au Québec. Parcontre, on ne dira pas les réelles raisons qui provoquèrent l'hostilité, autant chez les Québécois que chez les Anglais, envers ces nouveaux arrivants de Russie. Comme dans ce volet historique, on mettra le tout sur le compte de l'antisémitisme des Québécois en affichant sur les murs du pavillon des coupures de journeaux québécois populaires et à potins de l'époque et dans lesquels le clergé catholique collaborateur manipulait l'opinion publique. On ne dira biensûr pas un mot sur l'apparition, au même moment, des fameux Swastika Clubs de Toronto et qui viendront s'implanter aussi dans les centres de villégiature du Québec qui appartenaient tous à de riches Anglais. On n'affichera pas de coupures d'articles antisémites des journeaux anglais de l'époque puisqu'on y abordait la question du point de vue politique et non ethnique ou religieux. Alors on mettra sous silence que ce n'était pas le fait qu'ils soient juifs qui provoquait cette crainte contre ces immigrants de Russie, mais qu'ils étaient de fervents communistes au service des bolchéviques et qu'après la révolution de 1917 ils seront aux commandes des parti communistes des États-Unis et du Canada en lien et aux ordres directes du Komintern soviétique (Lénin puis Staline) à Moscou. Autrement dit, ils étaient au service et juraient loyauté à un pays étranger. On y dira pas que c'est la raison pour laquelle le Premier Ministre du Canada de l'époque financa les mouvements nationalistes anticommunistes et anti-juifs avec à leurs têtes des collabos de McGill comme Adrien Arcand. Non, vous ne verrez pas ces informations sur les murs de ce pavillon qui n'a qu'une seule fonction; sous-entendre que les Québécois sont des antisémites par leur nationalisme.
Vous ais-je dit que l'historien Denis Vaugeois a collaboré à la création de ce musée de la désinformation et du révisionnisme de l'histoire des juifs de Québec ?
