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La religion a de ces effets pervers...

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Fernand Trudel (trudel.f@videotron.ca)
Envoyé Le samedi 29 décembre 2007 11:00



La religion kyotiste a de ces effets pervers qui remontent à des millénaires, que dire à 5,000 ans. La religion, peut importe son origine, a toujours mené le monde et le mène encore...

C'est pour ca qu'ici au Québec on a un théologien, Steven Guilbault qui nous enseigne ce qui est bien et ce qui est mal. Je l'écoute prêcher sur la montagne ce discours dogmatique. Nous somems revenus à l'époque du : «Crois ou meurt,»

Voici le sermon qu'on adresse à l'homme moderne, sermon qui ressemble à s'y méprendre à de vieilles histoires plusieurs fois millénaires:

Homme, tu as voulu t'élever au rang des dieux. Tu as commencé dès l'origine, en faisant usage de cet objet abominable: ta raison. Ce fut ton péché originel. Car tu le sais, depuis le début tout est écrit (cycle oblige).

En faisant usage de ta raison, tu as voulu percer les mystères de l'univers, orgueilleux! Tu as voulu créer, sacrilège! Machines à laver, avions, ordinateurs, centrales nucléaires, automobiles et chauffage central, autant de monstres mécaniques singeant la nature et troublant l'ordre divin. Tu as troublé trois des éléments composant l'univers et tu seras puni par le quatrième: tu as souillé l'Eau des fleuves et des océans, l'Air du ciel, et jusqu'à la Terre elle-même. Le châtiment est connu, c'est le Feu éternel. Tous les livres sacrés te le disent depuis des millénaires, ô homme imprudent. N'as-tu pas lu l'Apocalypse? Ne redoutes-tu pas le feu du ciel? Dernier d'une interminable série de prêtres et de prophètes, Al Gore s'est levé pour te le rappeler: c'est la fournaise qui t'attend, et c'est à ton individualisme, à ton égoïsme que tu la dois.

Est-il trop tard? Oui, bien sûr, il est trop tard. Depuis longtemps, depuis toujours. C'était écrit: l'homme est pervers et vicieux, quoiqu'il ait été créé pur et sans tâche. Les conséquences sont consignées dans les vieux livres: tempêtes, incendies, désolations; aridité par ici, inondations par là. Tout est dans Saint-Jean, avec les détails! L'ordre cosmique est bouleversé. Les saisons, champ réservé de l'empire du Soleil, tu les a détruites, ô homme égoïste et avide! Mais le feu ne tardera plus. Puisqu'on te le dit!

Alors, que faire? La réponse, tu la connais, homme pécheur: voilà cinq mille ans qu'on te la susurre, qu'on te l'administre, qu'on te l'enfonce dans le crâne et dans les veines: le sacrifice!

Renonce à ton individualisme, communie dans la solidarité. Renonce au profit et aux richesses, préfère la pauvreté et la décroissance (tu es né poussière et tu retourneras à la poussière). Renonce à façonner la nature, car c'est là le domaine du dieu Soleil, qui seul a pouvoir de vie et de mort sur elle. Préfère le recyclage, à l'image des dogmes éternels.

Renonce à cet apanage de Satan, la division dans l'opinion (à propos du réchauffement climatique, par exemple) et dans le mode de vie. Renonce à penser par toi-même: fusionne dans la masse, car le consensus est la vérité, relayée pour ton bien par les grands prêtres de l'audiovisuel et de la politique, de la même manière qu'ils la relayent depuis cinq mille ans. Renonce à ta raison, et ouvre ton coeur à la foi - bien aveugle, si possible. Abandonne le raisonnement et entre dans le domaine du symbole, car c'est celui des dieux. Ne trouve pas absurde, par exemple, qu'au nom de la lutte contre le CO2, on te demande de couper ton électricité pendant 5 minutes, alors que les groupes électrogènes nécessaires à la remise en route du circuit dégagent massivement du CO2: c'est le symbole qui compte. Pour le reste, les dieux et leurs prêtres s'en occupent. Ne t'offusque pas non plus de ce qu'Al Gore dans son palais consomme à lui tout seul trente fois plus d'énergie que toi, ni de ce que Nicolas Culot émette joyeusement du CO2 du haut de son hélicoptère: ces prêtres ont des exemptions délivrées par les dieux. Renonce à ton confort, aux avancées de la science durement réalisées par tes pères. Renonce à ton bonheur sur cette Terre. Renonce à toi-même car tu es une immondice (un « virus » ou un « cancer » selon les grands prêtres).

Alors, et alors seulement, tu pourras peut-être infléchir les dieux. Tu retrouveras l'âge d'or si bien décrit par Platon, celui d'avant la corruption, celui auquel tu penses - car tu as été formé à penser cela -, lorsque tu dis: « Autrefois, il n'y avait pas tous ces OGM, toute cette pollution, toutes ces voitures, et on n'était pas plus malheureux ». Ou encore: « C'est vrai qu'il n'y a plus de saisons: regardez comme il pleut! En plein mois de juillet »!

Ah! Autrefois, c'était mieux... comme on dit depuis cinq mille ans. L'homme détruit la nature... comme on dit depuis cinq mille ans. C'est son individualisme qui le perdra... comme on dit depuis cinq mille ans. L'homme doit renoncer à son mode de vie... comme on dit depuis cinq mille ans. Le feu sera sa punition... comme on dit depuis cinq mille ans.

Devant cette histoire intemporelle qu'on nous raconte pour la millième fois, la question se pose: qui propage ces mythes? Y a-t-il encore aujourd'hui des hommes partageant des savoirs ancestraux remontant aux égyptiens et à leurs pyramides, fondés sur des symboles de la vieille cosmogonie, des symboles au service du pouvoir? Des hommes haut placés qui occuperaient les arcanes de ce pouvoir, tiens, à l'ONU, par exemple, ce holding du GIEC? Et qui propageraient les vieux mythes sans cesse adaptés et recyclés avec lesquels leurs prédécesseurs ont si efficacement asservi le monde entier pendant cinq mille ans, afin de jouir grandement de ses richesses pendant que les autres, esclaves naïfs, se serraient la ceinture pour les servir, au nom du sacrifice?

Que nos ancêtres aient pu se laisser berner par des contes pendant des millénaires, c'est bien possible, mais nous! Il paraît que nous avons grandi et que nos yeux modernes se sont ouverts sur les mécanismes implacables du pouvoir. Pour ma part, je n'en suis pas si sûr.

Quant aux avions, Al Gore les utilise fréquemment pour faire son show sur le climat aux quatre coins du globe. Quel paradoxe...

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