Une nouvelle crise éclate à Lac-Barrière

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

La Presse canadienne
Édition du samedi 29 et du dimanche 30 décembre 2007

Mots clés : Hautes-Laurentides, Lac-Barrière, Autochtone, Laurentides (région), Canada (Pays)

Ottawa -- Une nouvelle crise sociopolitique a éclaté sur le territoire autochtone de Lac-Barrière, dans les Hautes-Laurentides: les parents de cette communauté algonquine de 600 habitants ont décidé de fermer l'école pour protester contre des promesses présumément non tenues de la part du gouvernement du Canada.

Le ministère des Affaires indiennes et du Nord a répliqué par la mise à pied de tout le personnel de l'école. Pendant ce temps, le grand chef du conseil de bande de Lac-Barrière, Jean-Maurice Matchewan, a quitté ses fonctions puisqu'il doit faire face à des accusations criminelles à propos de stupéfiants et d'armes à feu.

C'est le 30 juin dernier que le plus récent épisode de tourmente a débuté à Lac-Barrière, lorsque quelques-unes des familles du territoire, exaspérées par la pauvreté qui l'afflige, ont érigé un camp de protestation sur la colline parlementaire, à Ottawa.

Afin de dissiper la manifestation en cette veille des festivités du jour du Canada, le sous-ministre Michael Wernick leur avait promis la nomination rapide d'un représentant qui allait examiner les nombreux problèmes de la réserve.

Or, plus de cinq mois après les faits, les Algonquins se plaignent que l'entité administrative devant les aider prend de mauvaises décisions et ne les mobilise pas du tout dans la recherche de solutions. C'est pour cette raison que les parents ont fermé l'école.

Les Algonquins du Québec ne sont jamais parvenus à signer d'entente de définition des droits avec les gouvernements, contrairement aux Cris et aux Inuits, notamment. La pauvreté de leurs communautés a fréquemment défrayé les manchettes.

Par exemple, les résidants de Lac-Barrière, confinés à un territoire de 59 acres à quelque 150 kilomètres au nord de Mont-Laurier, n'ont pas accès au réseau électrique qui passe à deux pas de chez eux.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com