Un film réussi, à l'ombre du Labyrinthe de Pan
Mots clés : Fernando Velazquez, Juan Antonio Bayona, L'Orphelinat, Cinéma, Espagne (pays)

Parce que la comparaison avec Le Labyrinthe de Pan est inévitable et désavantageuse, il arrive qu'on reproche à L'Orphelinat son prosaïsme et sa mise en scène appuyée, au détriment de la poésie et de l'invention. De fait, s'il existe une différence entre un film réussi et une oeuvre accomplie, L'Orphelinat et Le Labyrinthe de Pan en constituent la meilleure illustration.
Cela dit, le film de Bayona est traversé de plusieurs instants de grâce qui transcendent temporairement les conventions auxquelles le scénario s'accroche. J'en veux pour preuve la puissante et frissonnante séance de spiritisme où une médium, défendue par une Geraldine Chaplin fantômatique, se transporte dans le passé afin de rencontrer les enfants disparus de l'ancien orphelinat. Le son, la musique, le grésillement de la radio, les images dans la pénombre quasi complète, conspirent à faire de la séquence un morceau d'anthologie. Dans un registre tout autre, la conclusion foudroyante d'émotion et d'originalité nous réconcilie avec le voyage parfois cahoteux qui nous y a conduit.
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Collaborateur du Devoir
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L'Orphelinat (Orfanato)
De Juan Antonio Bayona. Avec Belen Rueda, Fernando Cayo, Roger Princep, Mabel Ribera, Geraldine Chaplin, Montserrat Carulla. Scénario: Sergio G. Sanchez. Image: Oscar Faura. Montage: Elena Ruiz. Musique: Fernando Velazquez. Espagne, 2007, 106 min.
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